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Bebuquin ou les dilettantes du miracle
Nouveauté
Bebuquin ou les dilettantes du miracle
9 €

Juif berlinois, Carl Einstein (1885-1940) peut être aujourd'hui considéré comme un témoin exceptionnel des avant-gardes du XXe siècle. Ennemi de tout compromis, inventeur au sens plein du terme, qu'il s'agisse de littérature (en atteste Bebuquin) ou d'esthétique (en attestent notamment ses essais concernant l'art africain), Carl Einstein a eu l'insigne mérite de contribuer au renouvellement radical des modes de représentations et de créations, qu'il s'agisse de littérature ou d'histoire de l'art, créateur d'un style qui procède par fulgurances et par bonds, au point de pouvoir dérouter encore aujourd'hui quiconque s'intéresse à son oeuvre.
C'est pourquoi Bebuquin, oeuvre de jeunesse de Carl Einstein, déroutante et parfaitement même indéfinissable, demeure une sorte d'objet littéraire non identifié. Réparti en dix-neuf chapitres, ironiquement qualifié de roman, Bebuquin, écrit entre 1906 et 1909, a le don de renverser les lois de l'écriture, comme les cubistes en leur temps avaient défié les lois de la peinture. Bebuquin, est-il besoin de le préciser, est un texte qui ne s'embarrasse d'aucune convention : aucun narrateur, aucune intrigue, aucune histoire.

Ici, nulle psychologie, nul déroulement linéaire d'un récit, personnages à peu près inidentifiables. Oeuvre inclassable et déconcertante, où se côtoient sans discontinuer la parodie, l'humour et le grotesque, pour aboutir à l'ébranlement continuel de la tradition littéraire, Bebuquin demeure encore aujourd'hui, et sûrement pour longtemps, un moyen de mettre à bas toute convention, en s'accomplissant dans une dynamique de création libre qui permet à l'art d'écrire d'acquérir une autonomie des plus affolantes.
Aussi, par sa radicalité, sa modernité et sa liberté sans pareilles, cette oeuvre de Carl Einstein ne pouvait pas manquer de trouver place parmi cette collection des Cahiers de curiosités, en ce qu'elle représente, non seulement un jalon de l'histoire littéraire, mais encore, également, à n'en pas douter, une énigme qui demeure impérativement incontournable pour toute littérature à venir.

Charles Juliet, d'où venu ?
19,25 €

Une biographie consacrée à Charles Juliet ? Voilà qui pourrait surprendre, tant son oeuvre est presque exclusivement autobiographique : journaux, poèmes issus de l'intime, ou encore son célèbre récit l'Année de l'éveil. Mais ce serait ignorer le caractère fragmentaire de ses nombreuses remontées dans le temps. Ce serait négliger le constat de Charles Juliet lui-même de n'avoir pas tout noté, ni suffisamment insisté sur tel événement, telle rencontre, pourtant essentiels dans son cheminement.

Dans tous ses ouvrages, Charles Juliet prône ce qu'il nomme " l'aventure intérieure ", ce travail sur soi pour aller à sa propre rencontre. L'engouement pour son oeuvre s'explique pour sa valeur d'exemple tant au plan de l'écriture, d'une extrême sobriété, qu'au plan humain. Au fil des entretiens qui ont servi de matière à ce livre, Charles Juliet a accepté de retracer ces moments perdus, et de revenir sur nombre d'autres, permettant ainsi de dresser la carte de chaque étape importante de son avancée. Charles Juliet, d'où venu, par où passé, où arrivé ? Quels chemins, quelles lectures, quelles rencontres pour avoir rapporté de ses profondeurs une oeuvre si juste ?

Charlotte Perriand. Une architecte française au Japon (1940-1942)
19,90 €

Juin 1940, à bord du Hakusan Maru, Charlotte Perriand quitte la France. Endormie dans sa cabine, elle fait un cauchemar. Le Corbusier, sous les traits d'un corbeau, lui fait des reproches : "Tu auras tout le temps de méditer le mal que tu m'as fait". En route vers le Japon, cette architecte avant-gardiste et non conventionnelle va vivre une période fondamentale dans sa vie. L'immersion dans la culture et les traditions nippones sera pour elle une véritable révélation.
Cette expérience lui permettra de développer sa vision de l'architecture d'intérieur : réformatrice, alliant tradition et modernité, adaptée au confort et à la vie moderne. Charles Berberian, de son crayon, raconte ce moment clé dans la carrière de cette icône du design.

Dans un carnet en fin d'ouvrage, son entretien avec Pernette Perriand, fille de Charlotte, apporte un nouvel éclairage sur la vie de cette artiste.

Climats de France
21,01 €

Tout commence à Alger en 2009, avec l'émotion profonde de Marie au moment où elle découvre '' Climat de France '', le bâtiment qu'y construisit Fernand Pouillon. La pierre de taille, les perspectives imposantes, elle les connaît intimement : elle a grandi à Meudon-la-Forêt, dans un ensemble bâti par le même architecte. Mue par le désir de comprendre ce qui mystérieusement relie les deux lieux, elle plonge dans leur passé, et dans celui de leurs habitants.

Plusieurs récits s'entrelacent, comme autant de fragments d'une histoire dont elle traque le motif entre l'Algérie et la France : l'arrivée de Fernand Pouillon à Alger en mai 1953, invité à construire mille logements pour la fin de l'année par le maire récemment élu ; le souvenir d'une nuit de 1997 à Meudon-la-Forêt, quand Marie, treize ans, ne parvient pas à s'endormir à cause des chants de deuil résonnant dans la cage d'escalier ; les confidences de son voisin Malek, que ses parents, sentant le vent tourner à Oran, ont envoyé en France en 1956 et qui, devenu chauffeur de taxi, semble avoir échappé à la guerre dont la violence se déployait pourtant dans les rues de Paris.

Ici, comme en écho à l'émotion fondatrice, celle du lecteur naît de la manière dont l'écrivain laisse s'élever les voix de ces hommes et de ces femmes que l'histoire, parfois à leur insu, a traversés et qui, de part et d'autre de la Méditerranée, obstinément et silencieusement ont déroulé leur existence.

Dans ma ville
11 €

Dans ma ville les bâtiments parlent, leurs murs chuchotent. Dans ma ville les parcs crient mais il n'y a pas de vent. Dans ma ville les créatures difformes rampent, s'accouplent et n'émettent aucun son, jamais, pourtant je les entends. Elles hurlent dans mon crâne. Je veux te faire passer d'un poème en vers à de la prose, à une lettre jamais envoyée, à une conversation happée dans la rue. Je veux que tu aimes tourner ces pages.
C'est tout.

Du côté de chez Malaparte
13,50 €

suivi de Fragment testamentaire

En mars 1950, Curzio Malaparte invite Raymond Guérin à venir passer quelques semaines chez lui, à Capri, dans sa célèbre maison la Casa " come me ". Du côté de chez Malaparte est le récit de ce séjour. Guérin y consigne ses impressions devant cette extraordinaire maison, les conversations avec son hôte, les rencontres... Mais nous sommes loin ici d'un journal de voyage, nous sommes au contraire au cour de la littérature, celle de Malaparte, éclairée par les conversations entre les deux amis, mais aussi celle de Guérin qui, à travers son regard, nous en apprend beaucoup sur lui-même et sur son écriture. Ce travail d'analyse de son ?uvre propre, de la façon dont elle est perçue, Raymond Guérin le poursuit durant son séjour à la Casa " come me " en écrivant Fragment testamentaire, lettre ouverte adressée à Delphine, l'héroïne de Parmi tant d'autres feux... et de Les poulpes. Il se glisse ainsi dans la peau de Monsieur Hermès, son héros, pour se livrer à un sombre et amer état des lieux de son travail d'écrivain aux prises avec la critique et la censure. Fragment testamentaire contraste fortement avec l'enthousiasme du texte sur Malaparte, comme s'il était une zone d'ombre révélée par le puissant soleil de Capri.

Efface toute trace
Nouveauté
Efface toute trace
19 €

« Vous m'avez sollicité comme expert renommé dans mon domaine, exigeant de moi la plus extrême discrétion. Des incidents récents, distants dans l'espace, vous inquiètent et justifient que vous ayez recours à mes services. Vous attendez de moi que je contribue à préserver votre sécurité. Les conclusions suivront. »

Face aux violents décès de trois amateurs d'art fortunés à Hong Kong, New York et Paris, un groupe de collectionneurs surnommé le « consortium de l'angoisse », charge un expert d'élucider ces incidents étranges. Sa mission ? Rassembler l'ensemble des faits connus et mener sa propre enquête. Le temps presse car de nouveaux accidents surviennent.

Une piste se dégage. Les victimes auraient fait l'acquisition d'oeuvres subversives signées « jv ». L'artiste, un Orson Welles mâtiné d'un Bansky, obsédé par le détournement, est introuvable. Jusqu?au jour où il décide de joindre l'expert...

Provocation ? Bluff ? Falsification ? Serial artiste doublé d?un serial killer ?

Qu'est-ce qu'un chef-d?oeuvre ? Que signifie être artiste au sein de nos sociétés capitalistes et dématérialisées ? François Vallejo avec Efface toute trace embarque son lecteur au coeur d'une enquête palpitante où les apparences sont autant de trompe l'oeil s'éclairant les uns les autres. Talentueux et féroce.

Espèces d'espaces
24 €

« L'espace de notre vie n'est ni continu, ni infini, ni homogène, ni isotrope. Mais sait-on précisément où il se brise, où il se courbe, où il se déconnecte et où il se rassemble ? On sent confusément des fissures, des hiatus, des points de friction, on a parfois la vague impression que ça se coince quelque part, ou que ça éclate, ou que ça cogne.

Nous cherchons rarement à en savoir davantage et le plus souvent nous passons d'un endroit à l'autre, d'un espace à l'autre sans songer à mesurer, à prendre en charge, à prendre en compte ces laps d'espace. Le problème n'est pas d'inventer l'espace, encore moins de le réinventer (trop de gens bien intentionnés sont là aujourd'hui pour penser notre environnement...), mais de l'interroger, ou, plus simplement encore, de le lire ; car ce que nous appelons quotidienneté n'est pas évidence, mais opacité : une forme de cécité, une manière d'anesthésie.
C'est à partir de ces constatations élémentaires que s'est développé ce livre, journal d'un usager de l'espace. »

Réédition de 2000

Et devant moi la liberté - Journal imaginaire de Charlotte Perriand
19 €

"Ce matin, sur mon kayak, je suis partie, seule, pagayant vers ma liberté toute neuve. Percy m'a quittée hier. Il a décidé de ne pas poursuivre le voyage. Me laissant libre de partir avec lui ou pas. Tel un ultimatum. Je ne l'ai pas suivi. La tempête que nous avons essuyée avant-hier était-elle à l'image de notre couple qui chavire ? Peut-être. C'est donc moi qui le quitte. Au fond, je l'ai déjà fait depuis longtemps, je crois.
Et devant moi la liberté".

Charlotte Perriand (1903-1999) est l'une des plus grandes figures de l'architecture du XXe siècle. Femme libre, engagée, avant-gardiste, elle a contribué à inventer notre modernité.

Ce livre est son journal imaginaire.

Virginie Mouzat est journaliste et écrivain.

Iannis Xenakis un père bouleversant
29 €

Depuis plusieurs années, je ressens cette impression étrange et impérieuse qu'il me faut donner vie à ce nouveau livre sur mon père, qui m'occupe de manière souterraine depuis si longtemps. Je ne suis pas musicienne, musicologue ou mathématicienne, d'autres le sont et parlent très bien de son travail sous ces angles-là. J'aimerais, maintenant que je suis mère, tenter de comprendre comment ce petit garçon, puis ce jeune homme s'est construit avec les traumatismes successifs vécus tout au long des premières années de sa vie et qui demeurent omniprésents dans sa musique.
J'aimerais partager ce voyage extraordinaire que j'ai pu vivre, à la fois dans le temps et dans sa pensée, grâce à la lecture de ses manuscrits qui dévoilent comment, en quelques années, il a réussi à contrôler le chaos de ses émotions grâce à l'élaboration d'une musique et d'une architecture nouvelles. J'aimerais enfin apporter ce témoignage personnel, pour que Iannis Xenakis, au-delà de l'homme préoccupé essentiellement par des mathématiques inaccessibles, apparaisse comme l'homme bouleversant que j'ai connu.
Ce livre est sans aucun doute l'écho de celui que j'ai fait avec Louise Bourgeois sur son oeuvre, Louise Bourgeois l'aveugle guidant l'aveugle, en 1998. Autre figure tutélaire de ma vie, grâce à son amitié et à sa confiance, elle m'a permis d'entrer véritablement dans mon propre univers artistique. À travers mon père, c'est aussi mon propre univers que je questionne aujourd'hui.

Impair & passe
9 €

Internationalement reconnu, Bernard Plossu a eu un très grand nombre d'expositions et de rétrospectives, aussi bien en France qu'à l'étranger. Né au Sud-Vietnamen 1945, photographe migrateur, Bernard Plossu parcourt le monde depuis un premier voyage dans le Sahara avec son père en 1958. A partir de 1975, il opte pour le noir et blanc. Adepte du 50 mm, il immortalise l'Ouest américain, la Californie, le Mexique, l'Inde, le Niger...

Il voulait dans sa jeunesse devenir cinéaste, ses photos gardent la trace de ce désir cinéphilique. De 1977 à 1985, il vit au Nouveau-Mexique, USA. Il y rencontre les principaux protagonistes de la Beat generation, dont il se sent très proche. L'oeuvre photographique de Bernard Plossu coïncide avec le développement de la photographie française contemporaine, dont il est l'un des plus importants représentants.

En 1988, une première rétrospective lui est consacrée au Musée National d'Art Moderne- Centre Georges Pompidou, Paris - date à laquelle il a été nommé grand prix national de la photographie.

Auteur prolifique, il est impossible d'évoquer ici tous les travaux et expéditions qu'il a menés. Une soixantaine de livres ont été consacrés à son travail.

Rudy Ricciotti (grand prix national d'architecture), est certainement l'un des architectes les plus importants de notre époque.
Il est également un grand collectionneur d'art contemporain. A ce titre, il écrit régulièrement pour des artistes, que ce soit des textes critiques ou, comme ici, des approches poético-esthétiques. PDG des éditions Al Dante, il y dirige la collection d'architecture '' édifice ''.

A publié, aux éditions Al Dante : HQE, un pamphlet particulièrement virulent qui traite du concept labellisé de '' Haute Qualité Environnementale ''...

Insula
Nouveauté
Insula
20 €

Une bande dessinée dont les protagonistes voient leur perception altérée à cause d'un système censé optimiser leur acclimatation à un monde dystopique.

L'esthétique du livre
25,50 €

Ce livre est né de la volonté de décliner une piste que nous n'avions pu aborder dans notre précédent ouvrage, Le Livre et ses espaces, qui envisageait le livre dans sa mise en scène spatiale, réelle et métaphorique, que ce soit à travers l'espace du livre - ses dimensions -, l'espace dans le livre - la typologie de la page -, ou l'espace hors du livre la bibliothèque par exemple. Dans L'Esthétique du livre par contre, c'est le livre comme lieu d'expériences sensibles que nous souhaitons traiter. Mais que l'on ne s'y méprenne pas ; c'est plus la question de la perception du livre comme objet, industriel ou non, que ses liens éventuels avec la création artistique qui nous intéresse. Et plutôt que d'en rester à la simple analyse du beau livre avec les deux sous-entendus qui l'accompagnent : le beau livre serait le livre d'artiste ou le livre d'art, et l'esthétique du livre l'affaire exclusive des bibliophiles, nous avons préféré partir des perceptions suscitées par l'objet livre pour creuser ses dimensions esthétiques et les impressions qu'il engendre.

SOMMAIRE
DIVERSES EXPERIENCES ESTHETIQUES DU LIVRE
L'esthétique du livre renaissant ou comment s'est pensée et construite la beauté du livre
L'esthétique du livre ou l'art du temps
Le ''se livrer'' du livre, phénoménologie de son effet et de son principe d'individuation
ECRIVAIN, EDITEUR ET LIVRE D'ARTISTE
Entre éthique et esthétique du livre
Mallarmé et l'esthétique du livre
Jean Bruller-Vercors et la ''Belle Ouvrage''
LIVRE ET LIEU D'EXPOSITION
Les espaces d'exposition imprimés
La mise en livre du texte de théâtre contemporain : une mise en scène des mots
L'écrit et la photographie : mélancolie du livre, autour de l'oeuvre de W G Sebald
LE LIVRE ILLUSTRE DANS L'HISTOIRE
Le Coran, ''Parole divine'' et ''Livre'' : entre esthétique, religieux et politique
Le livre illustré au XVIIIe siècle, l'oeuvre au risque de sa défiguration
Frontispices des ''secrétaires'' anglais du XVIIIe siècle : quels modèles ?

L'homme qui plantait des arbres
8,90 €

En 1953, le magazine américain The Reader's Digest demanda à Giono d'écrire quelques pages pour la rubrique bien connue '' Le personnage le plus extraordinaire que j'aie jamais rencontré ''.
Quelques jours plus tard, le texte, tapé à la machine, était expédié, et la réponse ne se faisait pas attendre : réponse satisfaite et chaleureuse, c'était tout à fait ce qui convenait.
Quelques semaines passèrent, et un beau jour Giono descendit de son bureau. Son visage reflétait la stupéfaction. Il venait de recevoir une deuxième lettre du Reader's Digest, d'un ton bien différent de la première : on l'y traitait d'imposteur... Giono trouvait la situation cocasse, mais ce qui dominait en lui à l'époque, c'est la surprise qu'il puisse exister des gens assez sots pour demander à un écrivain, donc inventeur professionnel, quel était le personnage le plus extraordinaire qu'il ait rencontré, et pour ne pas comprendre que ce personnage était forcément sorti de son imagination...

L'odeur de chlore
13 €

LE MODULOR, UNE NOTION ARCHITECTURALE
En 1945, Le Corbusier invente une notion architecturale : Le Modulor, silhouette humaine standardisée servant à concevoir la structure et la taille des unités d'habitation dessinées par l'architecte. Plusieurs habitations furent conçues sur ce mode. Parmi elles, l'Unité d'habitation de Firminy-Vert, près de Saint-Etienne. Le Corbusier décédé avant de pouvoir faire aboutir ce projet, la piscine prévue pour l'Unité d'habitation de Firminy-Vert est finalement pensée et construite entre 1969 et 1971 par André Wogenscky, sur les mesures du Modulor.

DIALOGUE DES NORMES
L'odeur de chlore est le récit d'une femme dont le corps aura évolué, année après année, dans cette piscine aux normes de l'homme parfait. La narratrice dessine son propre parcours aquatique, avec ce corps réaliste qui est le sien. Au cours de brefs chapitres, cette femme, ce "je", dialogue avec l'eau, mais aussi avec Le Modulor.

La beauté
21,01 €

Comment peut-on aborder la notion de beauté aujourd'hui ? Après plus de vingt siècles de réflexions sur un plan esthétique, philosophique ou poétique, elle apparaît toujours aussi mystérieuse et difficile à définir.
Sur la terre ou dans l'univers, partout nous contemplons de belles choses : un paysage, un ciel étoilé, des reflets colorés sur l'eau, de la neige qui tombe, un animal, le visage d'un homme, d'une femme, un regard...

Mais derrière ces apparences, nous sommes amenés à nous interroger : regardons-nous toutes ces merveilles de manière objective ou subjective ? La beauté existe-t-elle par hasard ou provient-elle d'une force divine ? Est-elle supérieure à la nature lorsqu'elle est artistique ? Quelle est son utilité ? Peut-elle faire progresser nos sociétés ? Autant de questions qui, depuis l'Antiquité, ont fait réagir, converser et écrire des philosophes, des écrivains, des poètes, des peintres, des historiens de l'art et des penseurs de toutes les disciplines et nous éclaire sur l'importance de la beauté dans nos existences.

La horde du contrevent
25 €

Une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Un vent féroce en rince la surface. Les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. C'est en Extrême-Aval qu'a été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueule, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont.

La maison dans laquelle
Nouveauté
La maison dans laquelle
15,50 €

Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d'avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis. Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l'amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l'existence, et même quand vous serez seul, ça ne sera jamais vraiment le cas. Dans la Maison, aucun mur ne peut vous arrêter, le temps ne s'écoule pas toujours comme il le devrait, et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l'idée de devoir la quitter.

Ensorcelante évocation de l'adolescence, La Maison dans laquelle est un chant d'amour à cet âge ingrat et bienheureux, à ses exaltations et ses tragédies, au sentiment de frustration et de toute-puissance qui le traverse.

Mariam Petrosyan a réussi à créer un univers bariolé, vivant et réaliste, pétri de cette nostalgie et de cet émerveillement que nous avons tous au fond de nous et qui fait que, parfois, nous refusons de grandir et d'affronter la brutalité du monde qu'on appelle la réalité.

La maison des larmes
11 €

Elle avait parcouru les lieux qu'ils avaient connus, la promenade au bord de mer, avec ses palmiers, les restaurants. Elle photographiait les couchers de soleil entre deux arbres, le mercure de l'eau, quand il y avait des nuages, le jardin exotique, les fleurs orangées des strelitzias, le banc où il s'asseyait, pour admirer le paysage marin, et puis elle avait comparé les photos, prises avec lui, les mêmes endroits. Mais là, il n'y avait nulle présence, juste le témoignage d'une absence.

La maison indigène
19,50 €

Ce livre est, à sa façon, une visite : non seulement de la maison que fit bâtir, en 1930, l'architecte Léon Claro, grand-père de l'auteur, pour rendre hommage au style néomauresque lors du centenaire de l'Algérie française, mais également de tout un passé - intime, historique, littéraire, politique - auquel l'écrivain avait toujours refusé de s'intéresser. Reconnaissant enfin, dans cette maison indigène, une vraie "boite noire" dont il importe d'extraire la mémoire, Claro apprend qu'elle a été visitée en 1933 par un jeune homme de vingt ans, Albert Camus, lequel en ressortit littéralement ébloui et écrivit alors un de ses tout premiers textes : "La Maison mauresque", véritable acte de naissance littéraire du futur prix Nobel.
Mais la "Villa Claro" - ainsi qu'on l'appelait parfois - a également accueilli un autre créateur : Le Corbusier, que Léon Claro convia à Alger en 1931 et qui, à cette occasion, s'égara dans la Casbah, allant jusqu'à s'aventurer dans une autre maison, "close" celle-là, où l'attendait le secret de son esthétique à venir. Au cours de cette enquête, Claro est amené à croiser d'autres visiteurs, tel le poète Jean Sénac, qui avait pris son père en amitié, mais aussi Visconti, venu à Alger tourner l'adaptation de L'Etranger.
Camus, Sénac, Le Corbusier, et quelques autres, tous fascinés par la Ville Blanche ou pris dans la tourmente de la guerre d'Algérie - et chacun détenant, à sa manière, une dé de la "maison mauresque" : il fallait donc forcer des serrures, pousser des portes. Dont une, inattendue, donnant sur une pièce que l'écrivain croyait vide : celle du père.

La maison qui soigne - Histoire de "La Retrouvée"
Nouveauté
La maison qui soigne - Histoire de "La Retrouvée"
14,90 €

L'histoire de "La Retrouvée" raconte une conquête à double sens. Car cette maison, initialement parée de toutes les disgrâces, a dû conquérir le coeur de sa propriétaire, tandis que celle-ci s'acharnait à faire sien un lieu "qui n'était pas son genre" . Comment s'approprie-t-on une maison, un jardin ? Comment devient-on finalement habité par le lieu qu'on habite, réparé par le lieu qu'on répare ?

L'exploration de ce kaléidoscope d'expériences, à la fois bien particulières et familières à beaucoup d'entre nous, fait l'objet de cet atypique récit par fragments, allant de l'anecdote drolatique à l'exploration psychanalytique, du traité de décoration à la philosophie et de la botanique à la mystique.

Nathalie HEINICH est sociologue au CNRS. Elle a publié une quarantaine d'ouvrages, parmi lesquels Maisons perdues (Thierry Marchaisse 2013) et Une histoire de France (Les Impressions nouvelles, 2018), qui appartiennent à la même veine autobiographique.

La ville soûle
18 €

Quel est le nom de cette ville qui brûle en moi ? Que ce soit lors de ses errances citadines, ses voyages souterrains ou hors la ville, Christophe Grossi aime observer ce qui nous relie ou nous oppose. Au fil des rencontres fugaces ou vivaces, des moments de tension ou d'apaisement, il s'interroge sur notre présence au monde, notre immobilité en mouvement et nos désirs de fuir. Si la ville fascine, elle peut griser aussi.
Et dans nos va-et-vient, comment habiter les lieux traversés, quel que ce soit le mode de transport choisi ? Dans ce récit qui procède par fragments, où les voix convergent et se complètent, une galerie de portraits se construit. Une nouvelle carte apparaît, faite d'itinéraires réels ou imaginaires, le long desquels les absents hantent les vivants. Et chaque trajectoire prend la forme d'un possible soubresaut.
La ville soûle n'est pas un récit de voyage au sens propre : c'est une métamorphose.

La zone du dehors
18 €

2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s'opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu'on forme, tout simplement. Au coeur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution - et même au delà, jusqu'à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver.
Premier roman de l'auteur de La Horde du Contrevent, la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007).

Le Bûcher des vanités
9,90 €

Sherman McCoy est un maître de l'univers ! Du moins, c'est comme cela qu'il aime à s'imaginer. Un travail lucratif à Wall Street, un luxueux appartement à Manhattan, une épouse décoratrice, une petite fille adorable et aussi une superbe maîtresse. Voilà un homme comblé. Pourtant, tout cela va s'arrêter brutalement le jour où ce riche New-yorkais renverse accidentellement un jeune noir dans le Bronx. A partir de cette intrigue très simple, Tom Wolfe brosse un portrait décapant de New York et de l'Amérique. Personne n'est épargné ! Du leader noir sans scrupule en passant par le procureur ambitieux et le petit dealer de crack, toutes les couches de la société sont passées au scanner et le moins que l'on puisse dire c'est que ça déménage.
Un portrait sans concession des États-Unis mais surtout un formidable roman à lire avec délectation.