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                      Canción de 22° 33' N 91° 22' O
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                      Canción de 22° 33' N 91° 22' O
                      12 €

                      One hundred kilometers northwest of the Yucatán peninsula there should be an island that did not exist. Isla Bermeja was first mentioned in 1536, when Alonso Chaves referred to it as "a small and maroon island in the Yucatan borders". Since then, the island has appeared in most of the Gulf of Mexico maps. In 1775 doubts about its existence began. But it was still shown on the maps. In 2000, Mexico and the United States agreed with vigorous disagreements on the definition of maritime borders. The main problem was Hoyos de Dona in the Gulf of Mexico, an area rich in natural gas and oil. The existence of the island gave Mexico 80% of the area's rights of use. But the island has not appeared. They thought of extravagant theories: the island sank due to a seaquake, disappeared due to global warming, was blown up by the CIA ... In 2008 the Senado de la República Mexicana asked the government to organize an expedition to check the existence of the island. On March 20, 2009, a group of researchers from the Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM) set out to find the island that would bring millions of euros to Mexico. After a week they found nothing on the surface or in the depths. According to INEGI and the director of the UNAM Institute of Geophysics, Jai me Urrutia, the idea of ??this island is based on a cartographic error that has been copied into the following maps and has not been checked. Despite these surveys, the Mexican government does not appear to be convinced. The issue is too sensitive for foreign policy to answer immediately. Nobody knows if this ever existed in the Gulf of Mexico. In May 2018, we set off to coordinate 22 ° 33 'N 91 ° 22' E with a music band from the nearby city of Merida to play a hymn that a local composer wrote in honor of the island. The musicians played with nausea and vomiting on the ship, which anchored in the waters where the island could have been. These waters flow and are indefinite, while the sea borders are imaginary, well-defined and rigid lines.

                      Charlotte Lapalus - Nuages
                      Nouveauté
                      Charlotte Lapalus - Nuages
                      65 €

                      Charlotte Lapalus - Nuages

                      Couverture toilée rigide, reliure Layflat dos apparent.
                      Format : 21.2 x 29.2 cm
                      42 pages, 15 photographies
                      Publication date : décembre 2023
                      Imprimé à Paris sur les presses de Picture Pefect
                      Amers Editions, 2023
                      ISBN 978-2-492820-04-5
                      Première édition tirée à 350 exemplaires

                      “1802, Lombard Street, Londres : un certain Luke Howard (1772 - 1864) pharmacien anglais devenu météorologiste de renom, propose une nouvelle classification des nuages. Nommant trois principales catégories — cumulus, stratus, et cirrus — ainsi qu’une série d’états et de modifications intermédiaires, tels le cirrostratus ou le stratocumulus, Howard met l’accent sur la mutabilité intrinsèque des nuages, point non négligeable – et mission fondamentalement poétique - qui faisait défaut à la première tentative de classification effectuée plus tôt par le naturaliste français Jean-Baptsite Lamark (1744 - 1829).

                      Dès lors l’histoire désignera Howard comme « l’inventeur des nuages », la science adoptera son système et les artistes s’en inspireront. Mers de brumes chez Caspar David Friedrich, ciels en furie chez William Turner ou masses pommelées chez Eugène Boudin : pour le critique britannique John Ruskin, le XIXème est un siècle "au service des nuages"[1].  Parmi ces peintres attentifs aux variations atmosphériques, John Constable (1776-1837), installé en haut de la colline de Hampstead dans le nord de Londres, va particulièrement se consacrer à l’étude méticuleuse des nuages. Chez Constable, la forme ou les couleurs de ces amas de vapeur d’eau - et à travers elles, les phénomènes scientifiques à l’origine de leur formation, tout comme le temps qui va s’en suivre – deviennent de véritables objets d’étude.

                      À la fin du XIXème, en 1873, trois météorologues appartenant à l'Organisation météorologique internationale — Hugo Hildebrand Hildebrandsson, Albert Riggenbach et Léon Teisserenc de Bort — ont pour mission d'établir le premier Atlas international des nuages. Ils y travaillent pendant vingt-trois ans et une première version est finalement publiée en 1896. Outre des peintures et des dessins, on y découvre pour la première fois des photographies de nuages en couleur, un procédé compliqué et dispendieux à l'époque. L’ouvrage, toujours d’actualité d’un point de vue scientifique, peut aussi se voir comme un ouvrage d’art et témoigne de l’alliance entre science et photographie, tout comme des potentialités esthétiques infinies des nuages.

                      Ainsi avons-nous pensé, à la lueur de ces études picturales et météorologiques, l’ouvrage « Nuages » de Charlotte Lapalus qui, depuis l’Europe, le Canada ou le Sahara, enregistre continuellement des états du ciel remarquables.
                      Ses cadrages, dépourvus de tout référent terrestre, rappellent ceux des Cloud Studies de Constable : la mer au-dessus de laquelle se forment les nuages, les montagnes dans lesquelles ils s’accrochent, ou encore les plaines qui s’assombrissent sous leur passage, disparaissent de ses photographies. L’attention est définitivement portée au motif et à la lumière : là, les filaments opalins d'un cirrus, ici les boucles sourdes et obscures d’un cumulonimbus, ou encore les masses agitées des nimbostratus qui lentement s’agrègent puis soudain s’éclairent de l'intérieur. Dans une déambulation chromatique — qui traduit leur caractère évolutif — les nuages passent du blanc au gris en virant aux roses, aux jaunes ou aux violets, selon leur altitude, le bleu du ciel, ou encore la position du soleil par rapport à l’horizon… Parfois, des éclairements particuliers comme les incendies ou les lumières des grandes villes peuvent venir interférer avec leurs couleurs naturelles.

                      Alors interviennent d’autres questions, à l’heure de l’anthropocène. Trainées de condensation des avions à réaction, smogs de pollution urbaine, panaches d’usines ou champignons atomiques ont fait leur entrée, depuis le début de la Révolution Industrielle, dans le paysage atmosphérique. On les appelle nuages anthropogéniques, et tous ont pour point commun d’être artificiellement créés par les activités humaines.

                      Dans les années 1950 par ailleurs, les premiers tests d’ensemencement des nuages — et avec eux la manipulation du climat — ont commencé à soulever de nouvelles préoccupations sanitaires, écologiques et géopolitiques, avec à la clé l’établissement éventuel d’un statut juridique des nuages, eux qui semblaient ne pas connaitre les frontières et qui, malgré tout, se retrouvent en proie à des guerres météorologiques. Car si les effets de leur comportement et de leurs métamorphoses futures jouent un rôle déterminant dans le dérèglement climatique, ils constituent pourtant l’une des principales sources d’incertitudes auxquelles se heurtent les chercheurs et les modélisateurs.

                      Dans ce contexte nébuleux, les photographies de Charlotte Lapalus apparaissent comme une injonction à cultiver notre sens de l’observation, à renforcer l’attention et l’intérêt que nous portons à ces géants cotonneux. Leurs masses ici imposantes, leurs tons sourds ou incandescents hurlent le mystère, l’urgence et la poésie, triade avec laquelle il s’agit de composer lorsque l’on évoque ces ovnis scientifiques qui inlassablement se forment à la surface de l’eau et s’élèvent dans la troposphère.”

                      [1] John Ruskin, Modern Painters (1840)

                      Éperduement - Laure Vasconi
                      9 €

                      Les carnets de la Glycine
                      L'idée de la collection est d'inviter à une pause, à chaque carnet sa couleur, son univers, son itinéraire entre réel et imaginaire. C'est aussi un moment de découverte d'un univers photographique, et un moment d'écriture au gré d'une mise en page attentive. La forme simple, petit format souple, fins feuillets ouvre un espace de sensations et de songes.

                      Esquisses vagabondes
                      9 €

                      Esquisses vagabondes

                      • AUTEURS
                        Photographie : Anais Castaings 
                        Texte  : Gaelle Josse
                        Graphisme : Camille Salus
                      Esquisses vagabondes

                      Rencontre entre les images d Anais Castaings et mots de Gaëlle Josse

                      Les carnets de la Glycine
                      L'idée de la collection est d'inviter à une pause, à chaque carnet sa couleur, son univers, son itinéraire entre réel et imaginaire. C'est aussi un moment de découverte d'un univers photographique, et un moment d'écriture au gré d'une mise en page attentive. La forme simple, petit format souple, fins feuillets ouvre un espace de sensations et de songes.

                      Format 11 x 14 cm
                      44 pages

                      EUROMED 2008 - 1 - PHOTOGRAPHIE - ALAIN SAUVAN
                      250 €

                      Image 17 X 17 CM SUR PAPIER 21 X 29,7 CM
                      papier Hanemulle Barita 300g
                      2/7 encadrée
                      ou
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                      Alain Sauvan est né 1953 à Saint-Julien-en-Genevois.
                      Il vit et travaille au Brusc près de Toulon.

                      Années 1970
                      Études secondaires au lycée de l’Empéri à Salon-de-Provence. Commence un DUT d’informatique à Nice puis effectue un long séjour dans le Sud marocain où, à Mirleft, il exerce le métier de pêcheur.
                      Retour en France pour des études de géologie à Marseille.
                      Début de la pratique de la photographie.
                      Travaille comme tireur noir et blanc durant deux ans dans un laboratoire photographique à Aix-en-Provence.
                      Voyage en Amérique centrale.

                      Années 1980
                      S’installe à Avignon et s’intègre dans le milieu culturel local.
                      Création du bimensuel d’informations culturelles Illico avec le soutien du réseau des cinémas Utopia.
                      Création de l’agence photographique Point de vue, spécialisée dans le spectacle vivant.
                      Travaille avec Els Comediants, La Fura dels Baus, le théâtre du Chêne noir, Peter Brook, Bob Wilson…
                      Accompagne les débuts de Zingaro pendant deux ans jusqu’à leur installation à Aubervilliers.
                      Collaborations régulières avec Télérama, Libération, Le Monde de la musique…
                      Voyage en Inde et au Népal avec Élise qui deviendra son épouse.

                      Années 1990
                      S’installe à Marseille. Entre dans l’équipe photographique du Figaro magazine qui vient de lancer une édition régionale, essentiellement pour des reportages consacrés à l’art de vivre et à la culture avec Alexandre Grenier et Marie-Clémence Barbé-Conti.

                      Rencontres marquantes : Lawrence Durrell, Bernard Buffet, Antoni Clavé, Roland Topor...
                      Illustration de diverses monographies d’artistes et d’ouvrages sur l’histoire de l’art avec André Alauzen di Genova et Bernard Plasse.

                      Années 2000
                      S’oriente vers la photographie d’architecture et participe activement au développement du magazine Résidences décoration en affirmant un positionnement résolument contemporain à la suite de sa rencontre avec Rudy Ricciotti.
                      Publication aux éditions Aubanel/La Martinière d’Architectures contemporaines en Provence, avec une préface de Rudy Ricciotti.

                      Réduit ses collaborations avec la presse magazine pour se consacrer à sa démarche d’auteur (depuis 2007).

                      TEXTE DE PRESENTATION DE L’EXPOSITION EUROMED DANS LE CADRE DE 9PH A LYON

                      Le travail d’Alain Sauvan s’identifie par une démarche exclusivement centrée sur la photographie de paysages architecturaux et plus particulièrement sur les lieux de l’industrie. Depuis 2007, il photographie des sites tels que l’étang de Berre, le pôle industriel de Martigues et la zone Euro méditerranée à Marseille.

                      L’exposition Euromed présente une série de photographies en noir et blanc. Toutes du même format et du même cadrage, ces photographies révèlent le travail topographique des quartiers de la Joliette et d’Arenc à Marseille. Alain Sauvan explore des territoires non autorisés aux publics, des territoires interdits. Ce sont des chantiers, des sites en destruction, en reconstruction, où l’on efface l’histoire passée d’un quartier pour laisser place à une réhabilitation d’abord architecturale puis humaine. Au fil de ses déambulations, Sauvan apprivoise des paysages urbains en mutation où la présence humaine n’est plus mais n’est pas exclue. Les images laissent entrevoir des traces, des strates d’humanité, un passage, un temps vécu et un possible avenir. Une évolution.

                      Ces territoires en mouvement retiennent l’attention d’Alain Sauvan grâce à leurs particularités architecturales. Les paysages industriels répondent à une exigence essentielle du photographe qui est celle du sujet. Il s’approprie ces lieux pour proposer des images qui mettent en exergue une interprétation et une vision personnelle de la réalité. Le réalisme de ses images prend une nuance insolite et déroutante où l’architecture est un prétexte. Elle est traitée comme un motif graphique pour composer des images fortes d’esthétisme.

                      Par l’acte photographique qui est un moyen d’appréhender le monde, Sauvan parvient à s’approprier le réel. Un réel que nous connaissons en théorie : celui que l’on a sous nos yeux, celui que l’artiste voit. Un réel reconnu qui figure cependant une autre réalité : une réalité réappropriée, représentée puis finalisée par l’objet démonstratif d’un regard unique qui est l’image.

                      En noir et blanc ou en couleur, les photographies sont des images singulières où la lumière est de mise. S’y ajoute un travail de composition qui prend tout son sens. Lignes, formes géométriques, plans et espaces, traits, contrastes, jeux d’ombres et de lumières sont autant d’éléments plastiques dominants de ces images. Ce sont des éléments qui rejoignent les forces de la plastique pure, qui permettent d’aborder les images d’un point de vue «presque» abstrait. Par le biais d’un travail esthétique et d’un regard pictural, Alain Sauvan s’éloigne de la photographie documentaire pour se rapprocher de la photographie plasticienne. Photographe de l’entre-deux, ses interventions photographiques privilégient une représentation non idéalisée de la nature pour produire des photographies de territoires doublement réinventés.
                      Marie-Agnès Charpin   Commissaire de l’exposition – 2012

                       

                      EUROMED 2008 - 2 - PHOTOGRAPHIE ALAIN SAUVAN
                      250 €

                      Image 17 X 17 CM SUR PAPIER 21 X 29,7 CM
                      papier Hanemulle Barita 300g
                      2/7 encadrée
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                      Alain Sauvan est né 1953 à Saint-Julien-en-Genevois.
                      Il vit et travaille au Brusc près de Toulon.

                      Années 1970
                      Études secondaires au lycée de l’Empéri à Salon-de-Provence. Commence un DUT d’informatique à Nice puis effectue un long séjour dans le Sud marocain où, à Mirleft, il exerce le métier de pêcheur.
                      Retour en France pour des études de géologie à Marseille.
                      Début de la pratique de la photographie.
                      Travaille comme tireur noir et blanc durant deux ans dans un laboratoire photographique à Aix-en-Provence.
                      Voyage en Amérique centrale.

                      Années 1980
                      S’installe à Avignon et s’intègre dans le milieu culturel local.
                      Création du bimensuel d’informations culturelles Illico avec le soutien du réseau des cinémas Utopia.
                      Création de l’agence photographique Point de vue, spécialisée dans le spectacle vivant.
                      Travaille avec Els Comediants, La Fura dels Baus, le théâtre du Chêne noir, Peter Brook, Bob Wilson…
                      Accompagne les débuts de Zingaro pendant deux ans jusqu’à leur installation à Aubervilliers.
                      Collaborations régulières avec Télérama, Libération, Le Monde de la musique…
                      Voyage en Inde et au Népal avec Élise qui deviendra son épouse.

                      Années 1990
                      S’installe à Marseille. Entre dans l’équipe photographique du Figaro magazine qui vient de lancer une édition régionale, essentiellement pour des reportages consacrés à l’art de vivre et à la culture avec Alexandre Grenier et Marie-Clémence Barbé-Conti.

                      Rencontres marquantes : Lawrence Durrell, Bernard Buffet, Antoni Clavé, Roland Topor...
                      Illustration de diverses monographies d’artistes et d’ouvrages sur l’histoire de l’art avec André Alauzen di Genova et Bernard Plasse.

                      Années 2000
                      S’oriente vers la photographie d’architecture et participe activement au développement du magazine Résidences décoration en affirmant un positionnement résolument contemporain à la suite de sa rencontre avec Rudy Ricciotti.
                      Publication aux éditions Aubanel/La Martinière d’Architectures contemporaines en Provence, avec une préface de Rudy Ricciotti.

                      Réduit ses collaborations avec la presse magazine pour se consacrer à sa démarche d’auteur (depuis 2007).

                      TEXTE DE PRESENTATION DE L’EXPOSITION EUROMED DANS LE CADRE DE 9PH A LYON

                      Le travail d’Alain Sauvan s’identifie par une démarche exclusivement centrée sur la photographie de paysages architecturaux et plus particulièrement sur les lieux de l’industrie. Depuis 2007, il photographie des sites tels que l’étang de Berre, le pôle industriel de Martigues et la zone Euro méditerranée à Marseille.

                      L’exposition Euromed présente une série de photographies en noir et blanc. Toutes du même format et du même cadrage, ces photographies révèlent le travail topographique des quartiers de la Joliette et d’Arenc à Marseille. Alain Sauvan explore des territoires non autorisés aux publics, des territoires interdits. Ce sont des chantiers, des sites en destruction, en reconstruction, où l’on efface l’histoire passée d’un quartier pour laisser place à une réhabilitation d’abord architecturale puis humaine. Au fil de ses déambulations, Sauvan apprivoise des paysages urbains en mutation où la présence humaine n’est plus mais n’est pas exclue. Les images laissent entrevoir des traces, des strates d’humanité, un passage, un temps vécu et un possible avenir. Une évolution.

                      Ces territoires en mouvement retiennent l’attention d’Alain Sauvan grâce à leurs particularités architecturales. Les paysages industriels répondent à une exigence essentielle du photographe qui est celle du sujet. Il s’approprie ces lieux pour proposer des images qui mettent en exergue une interprétation et une vision personnelle de la réalité. Le réalisme de ses images prend une nuance insolite et déroutante où l’architecture est un prétexte. Elle est traitée comme un motif graphique pour composer des images fortes d’esthétisme.

                      Par l’acte photographique qui est un moyen d’appréhender le monde, Sauvan parvient à s’approprier le réel. Un réel que nous connaissons en théorie : celui que l’on a sous nos yeux, celui que l’artiste voit. Un réel reconnu qui figure cependant une autre réalité : une réalité réappropriée, représentée puis finalisée par l’objet démonstratif d’un regard unique qui est l’image.

                      En noir et blanc ou en couleur, les photographies sont des images singulières où la lumière est de mise. S’y ajoute un travail de composition qui prend tout son sens. Lignes, formes géométriques, plans et espaces, traits, contrastes, jeux d’ombres et de lumières sont autant d’éléments plastiques dominants de ces images. Ce sont des éléments qui rejoignent les forces de la plastique pure, qui permettent d’aborder les images d’un point de vue «presque» abstrait. Par le biais d’un travail esthétique et d’un regard pictural, Alain Sauvan s’éloigne de la photographie documentaire pour se rapprocher de la photographie plasticienne. Photographe de l’entre-deux, ses interventions photographiques privilégient une représentation non idéalisée de la nature pour produire des photographies de territoires doublement réinventés.
                      Marie-Agnès Charpin   Commissaire de l’exposition – 2012


                       
                       

                      EUROMED 2008 - 4 - PHOTOGRAPHIE ALAIN SAUVAN
                      250 €

                      Image 17 X 17 CM SUR PAPIER 21 X 29,7 CM
                      papier Hanemulle Barita 300g
                      2/7

                      Alain Sauvan est né 1953 à Saint-Julien-en-Genevois.
                      Il vit et travaille au Brusc près de Toulon.

                      Années 1970
                      Études secondaires au lycée de l’Empéri à Salon-de-Provence. Commence un DUT d’informatique à Nice puis effectue un long séjour dans le Sud marocain où, à Mirleft, il exerce le métier de pêcheur.
                      Retour en France pour des études de géologie à Marseille.
                      Début de la pratique de la photographie.
                      Travaille comme tireur noir et blanc durant deux ans dans un laboratoire photographique à Aix-en-Provence.
                      Voyage en Amérique centrale.

                      Années 1980

                      S’installe à Avignon et s’intègre dans le milieu culturel local.
                      Création du bimensuel d’informations culturelles Illico avec le soutien du réseau des cinémas Utopia.
                      Création de l’agence photographique Point de vue, spécialisée dans le spectacle vivant.
                      Travaille avec Els Comediants, La Fura dels Baus, le théâtre du Chêne noir, Peter Brook, Bob Wilson…
                      Accompagne les débuts de Zingaro pendant deux ans jusqu’à leur installation à Aubervilliers.
                      Collaborations régulières avec Télérama, Libération, Le Monde de la musique…
                      Voyage en Inde et au Népal avec Élise qui deviendra son épouse.

                      Années 1990
                      S’installe à Marseille. Entre dans l’équipe photographique du Figaro magazine qui vient de lancer une édition régionale, essentiellement pour des reportages consacrés à l’art de vivre et à la culture avec Alexandre Grenier et Marie-Clémence Barbé-Conti.
                      Rencontres marquantes : Lawrence Durrell, Bernard Buffet, Antoni Clavé, Roland Topor...
                      Illustration de diverses monographies d’artistes et d’ouvrages sur l’histoire de l’art avec André Alauzen di Genova et Bernard Plasse.

                      Années 2000
                      S’oriente vers la photographie d’architecture et participe activement au développement du magazine Résidences décoration en affirmant un positionnement résolument contemporain à la suite de sa rencontre avec Rudy Ricciotti.
                      Publication aux éditions Aubanel/La Martinière d’Architectures contemporaines en Provence, avec une préface de Rudy Ricciotti.
                      Réduit ses collaborations avec la presse magazine pour se consacrer à sa démarche d’auteur (depuis 2007).

                      TEXTE DE PRESENTATION DE L’EXPOSITION EUROMED DANS LE CADRE DE 9PH A LYON

                      Le travail d’Alain Sauvan s’identifie par une démarche exclusivement centrée sur la photographie de paysages architecturaux et plus particulièrement sur les lieux de l’industrie. Depuis 2007, il photographie des sites tels que l’étang de Berre, le pôle industriel de Martigues et la zone Euro méditerranée à Marseille.
                      L’exposition Euromed présente une série de photographies en noir et blanc. Toutes du même format et du même cadrage, ces photographies révèlent le travail topographique des quartiers de la Joliette et d’Arenc à Marseille. Alain Sauvan explore des territoires non autorisés aux publics, des territoires interdits. Ce sont des chantiers, des sites en destruction, en reconstruction, où l’on efface l’histoire passée d’un quartier pour laisser place à une réhabilitation d’abord architecturale puis humaine. Au fil de ses déambulations, Sauvan apprivoise des paysages urbains en mutation où la présence humaine n’est plus mais n’est pas exclue. Les images laissent entrevoir des traces, des strates d’humanité, un passage, un temps vécu et un possible avenir. Une évolution.
                      Ces territoires en mouvement retiennent l’attention d’Alain Sauvan grâce à leurs particularités architecturales. Les paysages industriels répondent à une exigence essentielle du photographe qui est celle du sujet. Il s’approprie ces lieux pour proposer des images qui mettent en exergue une interprétation et une vision personnelle de la réalité. Le réalisme de ses images prend une nuance insolite et déroutante où l’architecture est un prétexte. Elle est traitée comme un motif graphique pour composer des images fortes d’esthétisme.
                      Par l’acte photographique qui est un moyen d’appréhender le monde, Sauvan parvient à s’approprier le réel. Un réel que nous connaissons en théorie : celui que l’on a sous nos yeux, celui que l’artiste voit. Un réel reconnu qui figure cependant une autre réalité : une réalité réappropriée, représentée puis finalisée par l’objet démonstratif d’un regard unique qui est l’image.

                      En noir et blanc ou en couleur, les photographies sont des images singulières où la lumière est de mise. S’y ajoute un travail de composition qui prend tout son sens. Lignes, formes géométriques, plans et espaces, traits, contrastes, jeux d’ombres et de lumières sont autant d’éléments plastiques dominants de ces images. Ce sont des éléments qui rejoignent les forces de la plastique pure, qui permettent d’aborder les images d’un point de vue «presque» abstrait. Par le biais d’un travail esthétique et d’un regard pictural, Alain Sauvan s’éloigne de la photographie documentaire pour se rapprocher de la photographie plasticienne. Photographe de l’entre-deux, ses interventions photographiques privilégient une représentation non idéalisée de la nature pour produire des photographies de territoires doublement réinventés.
                      Marie-Agnès Charpin   Commissaire de l’exposition – 2012

                       

                      Everything looks better with love - Michaël Sellam
                      19 €

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                      Artist book
                      Graphic conception : Michaël Sellam & Philippe Munda
                      Colour cover, 60 b&w pages, 9 colour inserts
                      Artist texts in French and English
                      Translation by Christophe Degoutin
                      Proofreading by Aude Launay.
                      500 copies
                      Support for publishing by CNAP 2019 & Région sud 2020


                      EN
                      The protocol for the production of the works presented at Salon du Salon is simple. There is a certain nonchalance, few gestures. These gestures directly question how a work is produced. The stages of development of these works are predefined: visiting museums, taking photographs, opening them on a computer, copying, pasting, adjusting, moving and recording. The same protocol is applied to sculptures: looking for models of works of art, downloading them, opening them on a computer, copying, pasting, adjusting, moving and recording. The finalized digital document is then sent via the internet for printing. Once received, its elements are arranged and displayed. My task is to keep the machine running, to test my method, to extend it and to accept the hazards of improvisation, chaos and surprise. The forms produced would have what Tristan Garcia calls an equal ontological dignity.

                      « We live in this world of things, where a cutting of acacia, a gene, a computer-generated image, a transplantable hand, a musical sample, a trademarked name, or a sexual service are comparable things. » (1)

                      In addition to this drift in the museum rooms, there is a drift on the many websites that offer models, files of digitised works. This monstrous, distorted approach represents both a way of proceeding and a principle of equality. Everything is reduced to a relation to forms, remains elusive. It is difficult to establish substantive relations between these forms, but there is something that connects them. A certain desire, a willingness, a need projected in the use or contemplation of the object, the gesture, the icon. These works and these attitudes embody the same joyful and inoperative melancholy in the world. Beyond the meaning that can be extracted from it, this process questions copying, documentation and capture. Understanding, creating, citing, using, deforming, destroying; copying and pasting; acting, drifting too.

                      This set of works takes a precise and critical look at what computing is changing in our way of thinking and understanding the world. It is a question of experimenting with a whole system of possible operations carried out with an unfailing form of love for things, gestures and beings.

                      This publication is both a synthesis and an extension of these issues.

                      Qu’il est bon
                      de se réveiller le matin
                      tout seul
                      et de se dire de l’art
                      que vous l’aimez
                      que vous l’aimez plus que tout
                      au monde.
                      (2)

                      Michaël Sellam, Paris, September 2019.

                      (1) - Tristan Garcia, Form and Object: A Treatise on Things, Edinburgh University Press, 2014, p. 1.
                      (2) - Freely inspired by: « Love Poem » by Richard Brautigan.


                      FR
                      Le protocole de réalisation de l’ensemble de pièces présenté au Salon du Salon est simple. Il y a une certaine forme de nonchalance, peu de gestes. Ces gestes questionnent directement la production d’une œuvre. Les étapes d’élaboration de ces pièces sont prédéfinies : visiter des musées, prendre des photographies, les ouvrir sur un ordinateur, copier, coller, ajuster, déplacer et enregistrer.

                      Le même protocole s’applique aux sculptures : chercher des modèles d’œuvres, les télécharger, les ouvrir sur un ordinateur, copier, coller, ajuster, déplacer et enregistrer. Envoyer le document numérique finalisé via Internet pour qu’il soit imprimé, le recevoir, agencer les éléments, les exposer. Ma tâche consiste à faire tourner la  machine, à éprouver ma méthode, à la prolonger et à accepter les aléas d’improvisation, de chaos et d’imprévu. Les formes produites pourraient être sur ce que Tristan Garcia appelle un plan ontologique d’égalité.

                      « Nous vivons dans un monde de choses où une bouture d’acacia, un gène, une image de synthèse, une main qu’on peut greffer, un morceau de musique, un nom déposé ou un service sexuel sont des choses comparables. » (1)

                      À cette dérive dans les salles des musées s’additionne une dérive sur les nombreux sites Internet qui proposent des modèles, des fichiers d’œuvres numérisées. Approche monstrueuse et distordue, elle représente à la fois une manière de faire et un principe d’égalité. Tout y est réduit a une relation aux formes, quelque chose nous échappe. Difficile d’établir des relations de fond entre ces formes et il y a, pourtant, quelque chose qui les assemble. Un certain désir, une envie, un besoin projeté dans l’usage ou dans la contemplation de l’objet, du geste, de l’icône. Ces œuvres et ces attitudes incarnent la même mélancolie joyeuse et désœuvrée face au monde. Au delà du sens qu’il est possible d’en extraire, ce processus questionne la copie, la documentation et la capture.
                      Comprendre, créer, citer, utiliser, déformer, détruire ; copier-coller ; agir, dériver aussi.
                      Cet ensemble d’œuvres porte un regard précis et critique sur ce que l’informatique change dans notre manière de penser et de comprendre le monde. Il est question d’expérimenter tout un système d’opérations possibles réalisées avec une forme d’amour indéfectible pour les choses, les gestes et les êtres.

                      La présente publication constitue à la fois une synthèse et une extension de ces questions.

                      It’s so nice
                      to wake up in the morning
                      all alone
                      and not have to tell somebody
                      you love them
                      when you don’t love them
                      any more??.
                      (2)

                      Michaël Sellam, Paris, septembre 2019

                      (1) - Tristan Garcia, Forme et objet. Un traité des choses, collection MétaphysiqueS, PUF, 2010, p. 7.
                      (2) - Richard Brautigan, « Love Poem ».

                       

                      L'empreinte d'un songe - Pascal Houdart
                      9 €

                      Pascal Houdart : Son travail est entre le conte et la réalité. Dans sa série « Territoires intérieurs » il explore des espaces réels délibérement réinventés. Cette exploration intime et silencieuse se fait dans la recherche de matiéres et de lumiéres.

                      Les carnets de la Glycine
                      L'idée de la collection est d'inviter à une pause, à chaque carnet sa couleur, son univers, son itinéraire entre réel et imaginaire. C'est aussi un moment de découverte d'un univers photographique, et un moment d'écriture au gré d'une mise en page attentive. La forme simple, petit format souple, fins feuillets ouvre un espace de sensations et de songes.

                      Nuit gorgée - Jair Lanes - Veronique Bros
                      9 €

                      Les carnets de la Glycine
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                      Obsessions & fictions
                      22 €

                      Obsessions & fictions is a new book of black and white photographs, crossed by the words of Hervé Guibert from the novel "Le protocole compassionnel", published in 1991 by Gallimard editions.

                      Photographs by François Pragnère
                      Graphic design by Marius Astruc

                      Self-Published, 2022

                      Queyras - Bernard Pesce (Tirage De Tête III)
                      250 €

                      Queyras - Bernard Pesce (Tirage De Tête)

                      Le point de départ de ce livre est la complicité entre un peintre et un photographe, et le rapprochement de ces deux pratiques qui s’est opéré aux cours de longues journées au cœur du Queyras.

                      Bernard Pesce est photographe, il a forgé son regard sur l’île de Porquerolles, où il a grandi dans les années 1950 et 1960. Il s’est fait connaitre par la suite pour ses portraits d’actrices, d’acteurs et d’écrivain.e.s reconnu.e.s. Avec cette série, il quitte les paysages méditerranéens et les silhouettes d’hommes et de femmes pour se confronter, plusieurs hivers durant, à la solitude, dans les montagnes de cœur de son ami peintre Gérard Traquandi. Là, il découvre une autre approche de la photographie, davantage physique : la marche, l’attente, l’affut.

                      De ce face à face avec la nature, et de ses échanges avec son ami, découle une série de photographies picturales faite d’aplats puissants, de grandes lignes et de tâches qui convoquent Pollock, Kieffer ou Hartung, de nets et de flous qui disent le mouvement du vent, la force des couloirs de neige et des crêtes rocheuses. Dans ces photographies argentiques qu’aucune ombre ne vient jamais troubler, il est aussi question de lumière et de réflexion.

                      Au milieu des montagnes du Queyras, Bernard Pesce joue finalement avec la peinture et la photographie, avec ses limites physiques, avec les astres, les éléments, et leurs interactions.

                      Avec les textes de Bernard Millet et Gérard Traquandi

                      Spécificités
                      Tirage de tête avec photographie de l’artiste (10 x 15 cm) tirée et signée en 10 exemplaires

                      Nombre de pages : 38
                      Nombre de photographies en couleur : 14
                      Format du livre : 22,5 x 33,5 cm
                      Imprimé à Paris
                      Amers Editions, 2022
                      ISBN 9782492820021

                      Sans eux - Hélène Moulonguet - Coutrot
                      9 €

                      Graphisme : Marie-Paule Jaulme Les carnets de la Glycine
                      L'idée de la collection est d'inviter à une pause, à chaque carnet sa couleur, son univers, son itinéraire entre réel et imaginaire. C'est aussi un moment de découverte d'un univers photographique, et un moment d'écriture au gré d'une mise en page attentive. La forme simple, petit format souple, fins feuillets ouvre un espace de sensations et de songes.

                      Soggetto nomade
                      25 €

                      Soggetto nomade (Nomadic Subject) gathers, for the first time in one volume, shots taken by five Italian photographers between the mid 60s to the 80s. The photographs are giving glimpses on the way female subjectivity was lived, represented and interpreted back in the days, in a time of great social change in Italy. Years of transition from political radicalism to hedonism, the lead years were also years of great participation and civil conquests, mostly due to the feminist struggle. This book is a visual reflection on identity and representation departing from the extraordinary portraits of the transvenstite community in Genoa by Lisetta Carmi (Genoa, 1924), followed by the portraits of actress, writers and artists by Elisabetta Catalano (Rome, 1941-2015); the feminist movements’ shots by Paola Agosti (Turin, 1947); women and young women captured by Letizia Battaglia (Palermo, 1935) in a Sicily disfigured by the mafia; to end with the photos of men who used to turn into women for a day, during carnival, in the small towns of Campania captured by Marialba Russo (Naples, 1947).



                      With an afterword by Rosi Braidotti, an introduction by Cristiana Perrella and Elena Magini and selected words by the photographers.

                      The book has been published in collaboration with Centro per l’arte contemporanea Luigi Pecci which hosted the eponymous show.

                      Sur le Seuil - Françoise Galeron
                      9 €

                      Sur le seuil

                      • AUTEURS
                        Photographies : Françoise Galeron
                        Graphisme : Marie-Paule Jaulme
                      Sur le Seuil
                      Françoise Galeron : Francoise expérimente l'imprévisible, le débordement l'imagination comme la banalité ouvrant les portes d'un imaginaire mystérieux et onirique.

                      Les carnets de la Glycine
                      L'idée de la collection est d'inviter à une pause, à chaque carnet sa couleur, son univers, son itinéraire entre réel et imaginaire. C'est aussi un moment de découverte d'un univers photographique, et un moment d'écriture au gré d'une mise en page attentive. La forme simple, petit format souple, fins feuillets ouvre un espace de sensations et de songes.

                      Format 11 x 14 cm
                      44 pages

                      Tresor: True Stories
                      49 €

                      Tresor: True Stories is the first printed excavation of Tresor’s legendary history.

                      Digging deeply into its rich archives, the venerable institution has unearthed countless treasures from its over three-decade old history. Over 400 never before seen photographs, flyers, faxes and other illustrate a story that intersects with the most important social and musical trend in the modern history of Berlin.

                      The story is told with the voices of those that were there - over 40 protagonists share their first-hand reminiscences of the ‘big bang’ that launched techno into the world. Through the story of Tresor, the book charts the heady days of 80s West Berlin through to the explosion of new energy that midwifed in the new social reality of reunified Germany. This is a unique and essential printed monument to the institution that changed electronic music forever, and the city that allowed it to exist.

                      Work. Ludmila Cerveny
                      16 €

                      "Il lavoro di Ludmilla Cerveny, giovane artista e fotografa, con una formazione in architettura, sembra avere l'obiettivo di costruire storie, tracciare narrazioni, con sottili disegni o presenze più concrete, tridimensionali, o ancora attraverso l'apparizione eterea e sfuggente di luci e ombre in movimento. Tutto entra a far parte di un gioco che mette in scena e libera il pensiero infantile dai dettami della logica stringente. Seguendo il percorso delle sue opere è possibile individuare con chiarezza un filo sottile che tutto lega secondo forme, linguaggi e materiali diversi. L'ossatura si struttura intorno ad alcuni elementi fondamentali, una sorta di alfabeto da cui partire per indagare il concetto di architettura e offrirne un'interpretazione squisitamente personale". (Dall'introduzione di Emilia Giorgi).

                      English texts (Bergamin Antonella).
                       

                      ZINGARO AVIGNON NIMES PARIS - ALAIN SAUVAN
                      28 €


                      Sansouire Editeur
                      Broché
                      72 pages

                      Saltimbanques en guenilles, gonflés d'orgueil, parés de la démence de ceux qui n'ont rien à perdre et tout à conquérir. La rage est là. Le mors aux dents. L'envie d'en découdre avec la vie. De terrains vagues en Cour des Princes, avec comme seul adage l'envie du partage. Provocation amoureuse : nous riions de tout et de tous... Chevaux et dindons étaient de la farce, complices de cette énergie du désespoir qui habitait ces années de galère, pleines d'esclandres, de joie et de furie.

                      Alain Sauvan a su voir dans cet équipage déglingué la grandeur de ceux qui sont prêts à tout pour rêver éveillés. Ces années sans gloire m'ont façonné et m'habitent encore aujourd'hui. Pour toujours. BARTABAS