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37 produits ( 1 - 24 )
Almanach Dada !
17 €

L'Almanach dada paraît à Berlin, été 1920, après l'exposition internationale dada de juin qui fut l'apogée et la chute du club dada berlinois : un procès, pour insulte à l'armée, condamna les organisateurs. Huelsenbeck, qui proclama le premier manifeste dada Berlin en 1918, dès son retour de Zurich (où il participe à la fabrication de dada avec Arp, Ball et Tzara), édite cette anthologie historique en allemand et en français : ce fut l'unique panorama international édité à cette époque.

On y trouve, en particulier, la célèbre chronique zurichoise de Tzara qui brosse le tableau endiablé de la naissance de dada à Zurich. En 1966, Dick Higgins, associé à l'aventure Fluxus, fondateur à New York des éditions Something Else Press, republie en fac-similé l'ouvrage de 1920. En 1980, une nouvelle édition fac-similé paraît à Paris, aux éditions Champ Libre, avec tous les textes et notes en bilingue, comme une sorte de double, inversé.
En 2005, cette édition historique est reprise en octobre, aux presses du réel, dans la collection L'écart absolu, inaugurant la nouvelle série Fac-similé.

Ce livre montre en quoi dada est synonyme d'insoumission, de désobéissance civile et de refus global des compromissions, pourfendant tous les -ismes et les diverses casquettes idéologiques. Pluriel, nomade, international (Zurich, Berlin, Paris, Bruxelles, Amsterdam, Anvers, Cologne, New York, Prague, Budapest, Vienne, Bucarest, Belgrade, Varsovie, Moscou, Tokyo, Milan...), dada est sans drapeau, sans uniforme, singulier et volontairement idiot dans un monde absurde, encore et toujours absurde.
Un éclat de rire dans le cauchemar mondial. Diogénique, rabelaisien, ubuesque et bouddhique burlesque.

Edition bilingue français-allemand

André Derain, le titan foudroyé
20 €

André Derain (1880-1954) est l'une des figures les plus fascinantes et les plus méconnues de l'histoire de l'art moderne. A Collioure, en 1905, il déclenche avec Matisse la première révolution picturale du XXe siècle : le fauvisme. A Londres, où Vollard l'envoie rivaliser avec Monet, il découvre l'art nègre qu'il fait connaître à Montmartre. Eternel insatisfait, Derain participe avec Braque et Picasso à l'invention du cubisme.

En 1910, il décide de partir "à la recherche des secrets perdus de la peinture". Sa démarche préfigure le retour au classicisme de l'entre-deux-guerres. Après les épreuves de la Grande Guerre qu'il subit stoïquement, il connaît la gloire. Sacré "plus grand peintre français vivant", Derain devient à Paris l'un des princes des Années folles. Géant mélancolique, il mène grand train au volant de ses Bugatti, entouré de ses conquêtes féminines.
Débonnaire et dédaigneux, gamin et grave, jouisseur et mystique, Derain avance masqué dans la vie, dévoré par le doute. En 1935, après la mort de son marchand Paul Guillaume, il se retranche dans sa maison de Chambourcy où il peint encore quelques-uns des plus beaux tableaux de son temps. Après 1945, l'homme comme son oeuvre sont décriés. Sa vie personnelle devient un enfer. Il meurt presque oublié.

Ce récit alerte, accompagné d'une riche iconographie, conduit le lecteur à se poser en même temps que l'artiste les problèmes esthétiques rencontrés par les tenants de l'art moderne. Rigoureusement documenté, bénéficiant d'archives et de témoignages inédits, Derain, le Titan foudroyé est l'ouvrage de référence qu'on attandait depuis longtemps. Il permet de redécouvrir l'un des artistes les plus audacieus et les plus controversés de son époque.

Art contemporain
19,90 €

20 artistes phares Renouer les fils avec le passé créée et dirigée par Elisabeth Couturier, cette collection décrypte le monde contemporain à travers ses expressions artistiques et ses modes de pensées.

Changer sa façon de voir L'art contemporain, quel intérêt ? L'art contemporain, c'est quoi ? Retenir quelques dates repères Ils l'ont fait pour la première fois...
Connaître les mots clés Comment approcher l'art contemporain ?

Black Mountain College - Art, démocratie, utopie
18 €

Créé en 1933 par John Rice, dans le contexte de la grande dépression, le Black Mountain College a été le théâtre d'une expérience sans précédent sur le plan artistique, éducatif et politique. Le contexte intellectuel dans lequel cette expérience a vu le jour, la contribution des artistes, enseignants et étudiants, que le collège a accueillis durant plus de vingt ans, la liberté qui en a constitué le nerf, sont à la source des aspects les plus novateurs qui se sont propagés dans le champ artistique avant et après la Seconde Guerre mondiale.
Les études qui composent ce volume visent à leur donner l'attention et le relief dont ils ont été souvent privés et à mettre ainsi en lumière l'utopie fondatrice dont le Black Mountain College s'est exceptionnellement nourri.

Jean-Pierre Cometti est professeur honoraire l'université de Provence. Éric Giraud est écrivain et traducteur. Il a co-fondé la revue Issue 12345 (Poésie américaine et création contemporaine [2002-2004]).
Il a récemment publié, entre autres, Kolchak, Derrière la salle de bains, 2011, et L'autobiographie des noms, Contre-mur, 2010.

Cécile Dauchez
15 €

L'oeuvre plastique de Cécile Dauchez investigue les changements d'état de la matière pour saisir l'instant de son nouvel aspect, et manifester les informations qu'il nous livre alors. Ce qui survient, dans la manipulation des matériaux, les transforme en images, et donne lieu à une expérience de ''formes qui ne ressemblent qu'à elles-mêmes''. La multiplicité des matériaux utilisés et présentés dans cette monographie, concourt à une impression d'ensemble très simple ; celle d'un état d'enchantement.
Le texte de l'artiste Maxime Thieffine propose une lecture inspirée, où les traces révélées sur les matériaux fonctionnent comme des écrans. Cette lecture s'éclaire par la convocation du travail d'artistes tels que Cheyney Thompson, Sean Snyder, Paul Thek ou Richard Serra. Cécile Dauchez se livre ensuite, lors de son entretien avec Dorothée Dupuis, à une analyse intime des mobiles et des destinées de sa pratique d'artiste.
Leur dialogue met ainsi en perspective l'expérience renouvelée de l'artiste lors de son travail d'atelier.

Concrete - Martin Szekely
49 €

Création originale du designer Martin Szekely : le projet de tables Concrete.

Les recherches de Martin Szekely le conduisent le plus souvent à détourner des matériaux issus d'autres domaines d'activité pour les appliquer à son univers de création. Cette fois-ci, le designer nous surprend avec une très étonnante réalisation d'un ensemble mobilier en béton fibré : un décalage surprenant par rapport à la culture du bâtiment et à la destination originelle du béton utilisé pour la construction.

Texte (français et anglais) du critique d'art Christian Simenc.

Exemplaire du tirage de tête, limité à 300 exemplaires, accompagné d'un dessin original de Martin Szekely, signé et numéroté (42 x 30 cm).

Constant Space + Colour From Cobra To New Babylon
32,15 €

Constant Nieuwenhuys (1920-2005) is primarily known as the co-founder of the international Cobra group and as the initiator and maker of the New Babylon project. This publication sheds light, for the first time, on a third influential period in his artistic practice, during which he made the journey from Cobra to New Babylon, continually reinventing himself along the way. During the 1950s Constant was searching for new means to contribute, as an artist, to the reconstruction of society in the wake of the devastation of the Second World War. Significant developments in urbanism and technology were reflected in his work.


ills colour & bw

English

Critique d'art n°51
16 €

Editorial
Nostalgie de 1968 et engagement
Nostalgia for 1968 and political commitment

Jean-Marc Poinsot

Alors qu'elle évoque la production éditoriale française sur Mai 1968, Antje Kramer-Mallordy regrette que cette production fasse la part belle aux affiches et aux photographies au lieu de « replacer les événements dans une chronologie et une géographie plus vastes ». Son analyse a été partagée par nos comités éditoriaux, dans la formulation de leurs choix pour le sommaire, autour de périodes plus larges que la seule année 1968, ou dans la sélection de publications engagées. La rubrique « L'Histoire revisitée » se charge de cette prise de distance avec le choix par Mica Gherghescu de trois publications couvrant l'après-guerre jusqu'à 1968 sur la poésie, le primitivisme, et la décolonisation ; ou encore celui de Jacopo Galimberti sur les années 1960-70 autour de Fabio Mauri, de l'Arte povera vu par Ileana Sonnabend, de Gianfranco Baruchello, Pier Paolo Pasolini et Giosetta Fioroni peu connue pourtant des parisiens alors qu?elle vécut dans la même cité qu'eux. De quoi passer du fascisme à l'Extrême-gauche dans une période de grande créativité [...]
/
When she refers to France's publishing output dealing with May '68, Antje Kramer-Mallordy laments the fact that the lion's share has gone to posters and photographs, instead of "re-situating events in a much wider chronology and geography". Her analysis has been shared by our editorial committees in formulating their choices for the contents of this issue around larger periods than simply the year 1968, and in the selection of politically committed publications. The heading "Revisiting History" takes care of this gap with the choice made for example by Mica Gherghescu of three publications covering the postwar years up until 1968, to do with poetry, primitivism, and de-colonization; that made by Jacopo Galimberti about the 1960s and 1970s around Fabio Mauri, Arte povera as seen by Ileana Sonnabend, and the choices of Gianfranco Baruchello, Pier Paolo Pasolini and Giosetta Fioroni, albeit unfamiliar to Parisians, even though she lived in their city. The stuff of a shift from fascism to the far left in a period of great creativity [...]

Sommaire
Articles
De l'Activisme curatorial : art, politique et expositions (à l'intérieur, autour et au-delà des institutions)
Curating Activism: Art, Politics and Exhibitions (In, Around, and Beyond Institutions)
Juan Albarrán Diego
Histoires et archives de l'art contemporain en Chine : des pièces nouvelles et disparates
Histories and Archives of Chinese Contemporary Art: New and Disparate Elements
Jean-Marc Poinsot
L'Usage de la photographie comme moyen d?investigation sociale et historique
The Use of Photography as a Mode of Social and Historical Investigation
Joerg Bader
Quel espace pour d'autres généalogies de l'art ? Modernités et patrimoines critiques depuis le Maghreb et le Moyen-Orient
Defining a Space for New Art Genealogies ? North-African and Middle-Eastern Modernities and Critical Legacies
Emilie Goudal
Le Soi à l'épreuve du design. Du corps augmenté à l'apprentissage automatique : vers une sortie des Lumières ?
The Self in the Age of Design. From Human Enhancement to Machine Learning: Towards the End of the Enlightenment?
Tania Vladova

Portrait d'auteur
Okwui Enwezor
Elvan Zabunyan

Portrait d'artiste
Tacita Dean
Patricia Brignone

Traduction
Introduction
Traduction extraite de : "Aneignung und Ausnahme. Zeitgenossische Künstlerinnen: Ihre asthetischen Verfahren und ihr Status im Kunstsystem [Appropriation et exception. Les artistes-femmes contemporaines : leurs procédés esthétiques et leur statut dans le système de l'art]" par Isabelle Graw
Virginie de Bermont-Gettle
Introduit par / Introduced by : Sophie Cras

Essai
L'Illusion d'un été sans fin : design californien, soleil et mirages
The Illusion of an Endless Summer: Californian Design, Sun and Mirages
Lilian Froger
Introduit par Elitza Dulguerova & Vincent Gonzalvez

L'Histoire revisitée
Histoires de langage
Histories of Language
Mica Gherghescu
L'International 68 et les pouvoirs de l'image
The International 68 and the Powers of the Image
Paula Barreiro López
L'Art italien de deux décennies politiques
Italian Art in Two Political Decades
Jacopo Galimberti

Archives
Le Mai des critiques d?art : une question de perspective
The Art Critics? Month of May: a Matter of Perspective
Antje Kramer-Mallordy

Critique d'art n°52
16 €

Editorial

Christophe Domino
Une critique 2.0 ?
Criticism 2.0?

Articles

Henry Meyric Hughes
In the Shadow of Piotr Piotrowski: Small Histories for a Global Perspective
Dans l'ombre de Piotr Piotrowski : des micro-histoires pour une perspective internationale

Emeline Eudes
(Re)vivre avec le vivant : à la croisée de l'art et du care

To (re)live With What is Alive: At the Junction of Art and Care [Texte intégral disponible en mai 2020]
Ariane De Blois
Françoise Sullivan : l'artiste en présence
Françoise Sullivan : Artist Present
Marie-Laure Allain Bonilla
Processus décoloniaux dans l'art : institutions et savoirs
Decolonial Processes in Art: Institutions and Knowledge
David Zerbib
Performer, participer : l?enjeu de l'activation
Performing, Participating: the Challenge of Activation

Portraits

Svitlana Biedarieva
Cuauhtémoc Medina
Cuauhtémoc Medina
Julie Portier
Franck Leibovici

Traduction

Denys Riout
"A Treasure Hunt"
L'Histoire revisitée
Constance Moréteau
Des corps vivants et rebelles : les publications vues par les artistes dans les années 1960-1970
Living and Rebellious Bodies: Publications as Seen by Artists in the 1960s and 1970s

Archives

Jean-Marc Poinsot, Jean-Marc Huitorel et Christophe Domino
L'aventure des ACA : 30 ans d'engagement au service de la critique d'art
The ACA Adventure: a Thirty-year Commitment to Art Criticism

Notes de lecture

349 ouvrages associés à ce numéro
349 books and catalogues featured in this issue

Dance Architecture Spatiality
20 €

Ce livre rend compte du travail mené dans le cadre du programme intensif européen DAS (Dance Architecture Spatiality) qui s'est tenu du 2 au 16 juillet 2013 à Athènes, organisé par Frédérique Villemur, directrice du laboratoire LIFAM (Innovation, Formes, Architectures, Milieux) de l'ENSAM, accompagnée de Patrice Barthès, artiste chorégraphe en résidence à l'Ensam, et de ses partenaires européens.

Issus de la Vakalo School of Design d'Athènes et de Derby University, de l'IUAV de Venise, de l'université Montpellier 3 et de l'ENSAM, vingt étudiants ont découvert une approche architecturale et paysagère du Parthénon pour le moins singulière, depuis les hauteurs qui font face au Temple d'Athéna, la colline de Philopappos, patrimoine de l'Unesco.

Sur la voie aménagée par l'architecte grec, Dimitri Pikionis (1887-1968), ils ont pu découvrir depuis ce promontoire un axe majeur du Parthénon. En développant la proprioception et la kinesthésie comme moyen de connaissance, ils ont dessiné dans l'espace un geste paysager autant qu'un paysage intérieur qui leur a permis de découvrir ce qu'est l'implantation d'un site. Cet ouvrage est richement illustré de photographies.

David Hockney, souvenirs
4,50 €

L'auteur relate sa rencontre avec D. Hockney lorsqu'il vivait dans le quartier londonien de Notting Hill, alors un quartier difficile, voire dangereux. Il raconte notamment comment l'artiste a su transformer son atelier en un brillant lieu de rencontre de personnes très différentes.

Hockney vivait et travaillait alors dans un appartement de Powis Terrace, à Notting Hill, quartier qui ne ressemblait en rien à ce qu'il est devenu aujourd'hui, chic, attirant touristes et clients d'antiquaires. Au contraire, c'était alors un quartier difficile et même dangereux, un des pires de Londres, plein de taudis, avec beaucoup de familles antillaises immigrées. Il venait d'être, récemment, le théâtre des fameuses émeutes raciales de Notting Hill. Je me souviens être allé là dans un mélange d'excitation et d'inquiétude, et je fus frappé par la façon dont Hockney avait réussi à transformer son atelier dans cette zone sinistre en un brillant lieu de rencontre accueillant toutes sortes de gens vifs et surprenants.

Des étagères - Martin Szekely
50 €

La nouvelle collection Les cahiers permet de découvrir une réalisation nouvelle d'un créateur contemporain, de sa conception à sa fabrication. Cette collection propose une approche inédite d'objets témoins de leur temps. Le premier volume de la collection est consacré au designer Martin Szekely et à sa réalisation : ''des étagères'' Le texte est de Christian Schlatter, philosophe, spécialiste en esthétique.

Tirage accompagné d'une illustration originale du designer, signée et numérotée, spécialement conçue pour l'édition limitée (500 ex).

Des valeurs. Une approche sociologique
25 €

''Valeurs'' : jamais ce terme n'a été aussi fréquemment invoqué, alors même qu'il est peu ou mal défini. Plutôt que de contourner ou de disqualifier la question, Nathalie Heinich l'aborde avec sérieux, au moyen des outils des sciences sociales, en adoptant une approche descriptive, compréhensive et résolument neutre. Elle montre ainsi que les valeurs ne sont ni des réalités ni des illusions, mais des représentations collectives cohérentes et agissantes.
Contrairement à la philosophie morale, qui prétend dire ce que seraient de ''vraies'' valeurs, la ''sociologie axiologique'' s'attache à ce que sont les valeurs pour les acteurs : comment ils évaluent, opinent, pétitionnent, expertisent ; comment ils attribuent de ''la'' valeur, en un premier sens, par le prix, le jugement ou l'attachement ; comment les différents objets valorisés (choses, personnes, actions, états du monde) deviennent des ''valeurs'' en un deuxième sens (la paix, le travail, la famille) ; et comment ces processus d'attribution de valeur reposent sur des ''valeurs'' en un troisième sens, c'est-à-dire des principes largement partagés (la vérité, la bonté, la beauté), mais diversement mis en oeuvre en fonction des sujets qui évaluent, des objets évalués et des contextes de l'évaluation.
L'analyse pragmatique des jugements produits en situation réelle de controverse, de différend impossible à clore, tels les débats sur la corrida, permet à l'auteur de mettre en évidence la culture des valeurs que partagent les membres d'une même société. On découvre ainsi que, contrairement à quelques idées reçues, l'opinion n'est pas réductible à l'opinion publique, pas plus que la valeur ne l'est au prix, ni les valeurs à la morale ; que les valeurs ne sont ni de droite ni de gauche ; et qu'elles ne sont ni des entités métaphysiques existant ''en soi'', ni des constructions arbitraires ou des dissimulations d'intérêts cachés.

Echec et scotome
14 €

Lorsqu'en 2008 on lui demande un texte d'introduction pour une exposition, Jean Otth rédige un texte étonnamment autobiographique. Il raconte ses premières émotions visuelles : « Ma fascination était pour ce que j'apercevais très haut, sur les sellettes de bois : des femmes d'argile gris foncé, blanches ou terre de Sienne brûlée selon l'avancement des travaux, se penchaient ou se tordaient pudiquement sur moi, en contreplongée bienveillante pour le petit garçon que j'étais. La plupart étaient totalement nues mais d'autres étaient drapées à la manière des pudeurs espagnoles qui exacerbent leur mystère [...]. »

Véritable anamnèse de son rapport à l'image qui l'aura mené de la peinture à son travail précurseur dans le domaine de la vidéo, ce texte intrique sa vie amoureuse et son dilemme entre représentation et non-représentation, entre image et peinture. «Ce dont je suis sûr, c'est qu'aujourd'hui les images m'ennuient tant que je ne les ai pas partiellement ou totalement cachées », conclut-il dans un ultime geste de pudeur.

Avec une préface d?Alain Huck et une sélection de polaroids.

Jean Otth est né en 1940 à Lausanne. Après des études d'histoire de l'art et de philosophie à l'Université de Lausanne, il fréquente l'école d'art de cette même ville. Dès lors, toujours déterminée par une pratique de la peinture, sa trajectoire artistique se révèle étroitement liée à l'émergence des nouvelles technologies : l'un des pionniers de l'art vidéo en Suisse au début des années 1970, durant la décennie suivante il utilise l'informatique non seulement pour ses possibilités instrumentales, mais aussi pour ses dimensions esthétiques.

Jean Otth a enseigné à l'École cantonale d'art de Lausanne de 1979 à 2002. Jusqu'à sa mort en 2013, il a poursuivi un travail qui, sous forme d'installations, mélange projection vidéo et réalité objectale, en explorant leur interaction.

Esthétique de la rencontre - L'énigme de l'art contemporain
18 €

Qu'est-ce qui fait que quelque chose se passe devant une oeuvre ? ou qu'il ne se passe rien ? A la croisée de la philosophie et de l'histoire de l'art, ce livre part sur la piste de nos relations à l'art contemporain, et aux oeuvres d'art en général.

Et d'abord, une énigme : pourquoi avons-nous souvent l'impression, à l'occasion d'expositions d'art contemporain, que les oeuvres sont indisponibles ? Comme si elles n'étaient pas là pour être appréciées, rencontrées.

Comment expliquer ces rencontres manquées, autrement que par une inculture du visiteur ou une décadence de l'art contemporain ? Cet échec de communication est ici élucidé à travers une généalogie des contraintes qui pèsent conjointement sur la création contemporaine et sa réception. Mais à l'inverse, comment comprendre ce qui a lieu, quand il se passe quelque chose, lorsqu'on est saisi par un livre, dévoré vif par un tableau, déplié par une mélodie ? simultanément foudroyé et reconstruit par la rencontre avec une oeuvre ?

Baptiste Morizot et Estelle Zhong Mengual enquêtent sur le pouvoir de l'art à nous transformer et à se constituer en un lieu privilégié de rencontres individuantes : celles qui nous font.

Ecrivain et chercheur en philosophie, Baptiste Morizot est maître de conférences à Aix-Marseille Université. Il est l'auteur de Les Diplomates (Wildproject, 2016) et de Sur la piste animale (Actes Sud, 2018).

Normalienne et docteure en histoire de l'art de Sciences Po Paris, Estelle Zhong Mengual est l'auteure de L'Art en commun (Presses du Réel, 2018).

Extraordinary Things to Cut Out and Collage
Nouveauté
Extraordinary Things to Cut Out and Collage
25 €

Ce livre propose de découvrir le plaisir du collage avec plus de 1 500 images classées par catégories (nature, personnes, vie domestique, ...) prêtes à être découpées et assemblées les unes aux autres dans une infinité de combinaisons possibles.

Edition en anglais

Fontaine - autobiographie de l'urinoir de Marcel Duchamp
15 €

L'urinoir, un objet très usuel digne d'être le héros d'un roman...
Dans son Dictionnaire abrégé du surréalisme, André Breton définit le ready-made comme un «objet usuel promu à la dignité d'objet d'art par le simple choix de l'artiste».

Un urinoir est récupéré par un artiste, Marcel Duchamp. Il le recueille, le collecte pour en tirer parti. Il lui donne un titre (Fountain), une date (1917), le signe, même anonymement (R. Mutt), le détourne sommairement de sa forme originale (un retournement de 180°), donc de son usage premier. Puis il le présente à un salon d'artistes. C'est une oeuvre d'art.

Voilà 100 ans que la Fontaine de Duchamp a disparu, qu'elle n'existe que grâce à ses répliques et une photo unique d'Alfred Stieglitz, la seule preuve de son existence. Et voilà qu'elle réapparaît sous l'aspect d'un personnage de roman et qu'elle nous dit tout. Tout ce que vous avez voulu savoir sur elle (elle, la fontaine, lui, l'urinoir) sans jamais oser le demander.

Comment définir alors la transformation du ready-made lui-même en un objet parlant qui relate sa propre histoire et ce, dans un livre imprimé ? Un livre hommage, assurément.

GT Gérard Traquandi Oeuvres 01.2009, 04.2012
32 €

Ce livre part d'un désir simple, celui de rendre visible l'activité de l'artiste Gérard Traquandi entre 2009 et 2012. Le projet porte sur l'ensemble des oeuvres produites sur cette période, avec l'envie de fournir un agencement propre à faciliter leur lecture. La dialectique subtile, perceptible dans l'oeuvre, entre les dessins et les toiles peintes se détaille progressivement au lecteur : le même souci exploratoire des formes de la nature s'incarne dans ces deux activités, qui contrastent par leurs moyens, pour mieux cerner leur objet commun.

L'exploration, de la feuille par le crayon, de la toile par la marque et l'encrage, est animée d'un seul et même motif, poursuivi respectivement par le moyen de la trace et de l'empreinte ; celui, baroque, de la transitivité. Baldine Saint Girons nous offre, dans le texte qui accompagne les images des oeuvres, plusieurs pistes pour saisir ce qui anime ce travail de levée de traces, cet effort de tracé, cette mise en contact de l'acte et de la matière.

Son texte est une méditation magistrale sur les places respectives de l'empreinte et de la trace dans l'art humain. Sur ce fonds universel, la singularité du travail de Gérard Traquandi est élucidée avec une grande générosité.

Guillaume Constantin - La reconnaissance des motifs
Nouveauté
Guillaume Constantin - La reconnaissance des motifs
30 €

Le travail de Guillaume Constantin se construit à partir d'anachronismes. Que ce soit dans les choix de matériaux (souvent semi-transformés), de types de supports, dans les sources utilisées ou bien les prélèvements et les déplacements qu'il propose, il questionne la matérialité de l'objet, de l'oeuvre d'art et de ses dérivés quotidiens. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation.

Johannes Itten
14 €

When the State Bauhaus opened in Weimar in 1918, the Swiss art theorist Johannes Itten (1888-1967) was one of the first teachers to be appointed by founder Walter Gropius. Itten had a considerable effect on the Bauhaus's creative training program, and his insights into the theory of colors set standards in art and design education that are still in use today. Constantly in dialogue with students and colleagues, Itten created works in which he examined the aura, contrasts, and forms of color. Inspired by his own teacher Adolf Hölzel, Itten developed a famous doctrine of color types whose significance extended far beyond the realms of fine art into everyday culture. Published to coincide with the jubilee year of the Bauhaus, this volume introduces the life and work of one of the movement's most formative theorists.

Kongo
69 €

Kongo s'est impliqué dans la conception du livre jusqu'à créer la couverture.
C'est lui qui a construit sa biographie en images qui montrent à quel point vie et travail ne peuvent dans son cas être dissociés.

Il rappelle ses origines auxquelles il reste très attaché : « J'ai commencé les tags en 1986 et mon premier mur graffé date de 1989. Pendant vingt-cinq ans, j'ai peint des murs, j'en ai fait beaucoup avec les MAC, mes frères de coeur.
Maintenant, même si j'en peins moins qu'avant, je continue. » Il souligne l?importance des voyages « Je suis souvent invité par des peintres locaux, c'est de tradition chez les graffeurs?

L'art ne fonctionne pas sans vie, sans rencontres, sans nourriture, sans les voyages », sa liberté fondamentale : « Notre politique était d'être anti-système, de nous débrouiller seuls. Nous montions nous-mêmes nos maisons d'édition, nos magazines, nos marques de fringues. Notre politique était de ne rien attendre de personne, de faire les choses par nous-mêmes, d'être libres, de décider de dire oui ou non.»

Il retrace aussi son évolution qui l'a conduit des murs vers les galeries, de la rue à l'atelier.

''Cela m'a tout simplement permis de me démultiplier. Les tableaux ou les sculptures, c'est surtout un petit pied de nez au temps. » Et cette curiosité fondamentale qui l'a conduit à expérimenter inlassablement : « Je cherche constamment, des pigments, d'autres manières de faire des projections, de revisiter aussi le pochoir, l'aérographe, l'encre, l'huile, l'acrylique... Je ne suis pas peintre d'une seule surface.»
Et même ces collaborations inédites qui l'ont conduit à imaginer en cristal pour Daum, en soie pour Hermès et jusqu'à peindre directement sur le mouvement d'une montre pour Richard Mille.

Ce qui lui importe c'est d'orienter sa vie vers l'excellence et le dialogue : « J'ai cette faim-là. Je crois profondément à la transmission de la passion, car c'est elle qui va engendrer une lumière. »

L'art abstrait
Nouveauté
L'art abstrait
23,95 €

Ni mouvement ni discipline, l'art abstrait est surtout l'ouverture d'une nouvelle gamme de possibles. Art de la représentation mais non de la représentation de la réalité, il n'est pas lié au monde de l'apparence mais instaure un basculement radical contre une conception de l'oeuvre déterminée par le culte de la ressemblance. Sous ses différentes et nombreuses formes (émotionnelle, plastique, esthétique, symbolique, spirituelle...), il est avant tout une réflexion sur la peinture.
Par le biais de nombreux domaines (scientifique, culturel, musical...), l'Art abstrait propose tout d'abord de retracer le parcours, l'histoire de ce "langage visuel", des premières expériences du début du XXe siècle jusqu'aux oeuvres actuelles, pour ensuite se consacrer aux artistes et aux mouvements, en expliquant leur démarche, leur évolution, des premières oeuvres de Kandinsky à celles contemporaines de Cy Twombly ou de Pierre Soulages.
Toujours avec un seul et unique objectif : aider le lecteur à reconnaître mais surtout à comprendre cette forme artistique.

Laura-Caroline Semmer, docteur en histoire de l'art, enseigne cette discipline à Paris, notamment à Sciences Po et à l'université de New York. Elle est également l'auteur de Lire la peinture de Cézanne et les Oeuvres clés de l'impressionnisme, parus dans la même collection.

L'atlas Mnémosyne
Nouveauté
L'atlas Mnémosyne
18 €

Le projet Mnémosyne d'Aby Warburg (1866-1929) consiste à réunir en un grand atlas d'images l'héritage de l'Antiquité dans la culture occidentale, construisant ainsi une histoire de l'art sans texte. Réalisé sous forme de planches, toutes reproduites ici, resté inachevé à la mort de l'auteur, ce projet visait à poser les fondements d'une grammaire figurative générale.

L'encrier revanche
14 €

Ode au bousillé
Le MusVerre, musée départemental du verre à Sars-Poteries, dans le Nord, présente une collection de « bousillés » unique au monde. Objets réalisés par les ouvriers verriers de la région durant leur temps de loisirs et pour leur propre compte, les « bousillés » sont les témoins de leur savoir-faire exceptionnel. Parmi ceux-ci, une série de faux encriers, appelés « encriers revanche », disent la fierté de ces hommes, comme une réponse à leurs patrons. Dans la forme d?un pantoum et répondant à la contrainte oulipienne, Robert Rapilly s?est saisi de l?un de ces encriers. Cinq poèmes délimitent ce pantoum, forme paradoxale, partiellement cyclique, qui se veut en phase avec la boule de verre qui tourne et se transforme. La résonance entre le sujet de son texte et la facture du poème, tournant et se transformant, dit la beauté plastique autant que l?ingéniosité technique de cet encrier. Véritable objet plurisensoriel, le livre est augmenté d?un contenu numérique qui emmènera le lecteur dans un univers sonore et lui permettra d?appréhender l?objet en 3D.