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Bebuquin ou les dilettantes du miracle
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Bebuquin ou les dilettantes du miracle
9 €

Juif berlinois, Carl Einstein (1885-1940) peut être aujourd'hui considéré comme un témoin exceptionnel des avant-gardes du XXe siècle. Ennemi de tout compromis, inventeur au sens plein du terme, qu'il s'agisse de littérature (en atteste Bebuquin) ou d'esthétique (en attestent notamment ses essais concernant l'art africain), Carl Einstein a eu l'insigne mérite de contribuer au renouvellement radical des modes de représentations et de créations, qu'il s'agisse de littérature ou d'histoire de l'art, créateur d'un style qui procède par fulgurances et par bonds, au point de pouvoir dérouter encore aujourd'hui quiconque s'intéresse à son oeuvre.
C'est pourquoi Bebuquin, oeuvre de jeunesse de Carl Einstein, déroutante et parfaitement même indéfinissable, demeure une sorte d'objet littéraire non identifié. Réparti en dix-neuf chapitres, ironiquement qualifié de roman, Bebuquin, écrit entre 1906 et 1909, a le don de renverser les lois de l'écriture, comme les cubistes en leur temps avaient défié les lois de la peinture. Bebuquin, est-il besoin de le préciser, est un texte qui ne s'embarrasse d'aucune convention : aucun narrateur, aucune intrigue, aucune histoire.

Ici, nulle psychologie, nul déroulement linéaire d'un récit, personnages à peu près inidentifiables. Oeuvre inclassable et déconcertante, où se côtoient sans discontinuer la parodie, l'humour et le grotesque, pour aboutir à l'ébranlement continuel de la tradition littéraire, Bebuquin demeure encore aujourd'hui, et sûrement pour longtemps, un moyen de mettre à bas toute convention, en s'accomplissant dans une dynamique de création libre qui permet à l'art d'écrire d'acquérir une autonomie des plus affolantes.
Aussi, par sa radicalité, sa modernité et sa liberté sans pareilles, cette oeuvre de Carl Einstein ne pouvait pas manquer de trouver place parmi cette collection des Cahiers de curiosités, en ce qu'elle représente, non seulement un jalon de l'histoire littéraire, mais encore, également, à n'en pas douter, une énigme qui demeure impérativement incontournable pour toute littérature à venir.

Climats de France
21,01 €

Tout commence à Alger en 2009, avec l'émotion profonde de Marie au moment où elle découvre '' Climat de France '', le bâtiment qu'y construisit Fernand Pouillon. La pierre de taille, les perspectives imposantes, elle les connaît intimement : elle a grandi à Meudon-la-Forêt, dans un ensemble bâti par le même architecte. Mue par le désir de comprendre ce qui mystérieusement relie les deux lieux, elle plonge dans leur passé, et dans celui de leurs habitants.

Plusieurs récits s'entrelacent, comme autant de fragments d'une histoire dont elle traque le motif entre l'Algérie et la France : l'arrivée de Fernand Pouillon à Alger en mai 1953, invité à construire mille logements pour la fin de l'année par le maire récemment élu ; le souvenir d'une nuit de 1997 à Meudon-la-Forêt, quand Marie, treize ans, ne parvient pas à s'endormir à cause des chants de deuil résonnant dans la cage d'escalier ; les confidences de son voisin Malek, que ses parents, sentant le vent tourner à Oran, ont envoyé en France en 1956 et qui, devenu chauffeur de taxi, semble avoir échappé à la guerre dont la violence se déployait pourtant dans les rues de Paris.

Ici, comme en écho à l'émotion fondatrice, celle du lecteur naît de la manière dont l'écrivain laisse s'élever les voix de ces hommes et de ces femmes que l'histoire, parfois à leur insu, a traversés et qui, de part et d'autre de la Méditerranée, obstinément et silencieusement ont déroulé leur existence.

Dans ma ville
11 €

Dans ma ville les bâtiments parlent, leurs murs chuchotent. Dans ma ville les parcs crient mais il n'y a pas de vent. Dans ma ville les créatures difformes rampent, s'accouplent et n'émettent aucun son, jamais, pourtant je les entends. Elles hurlent dans mon crâne. Je veux te faire passer d'un poème en vers à de la prose, à une lettre jamais envoyée, à une conversation happée dans la rue. Je veux que tu aimes tourner ces pages.
C'est tout.

Et devant moi la liberté - Journal imaginaire de Charlotte Perriand
19 €

"Ce matin, sur mon kayak, je suis partie, seule, pagayant vers ma liberté toute neuve. Percy m'a quittée hier. Il a décidé de ne pas poursuivre le voyage. Me laissant libre de partir avec lui ou pas. Tel un ultimatum. Je ne l'ai pas suivi. La tempête que nous avons essuyée avant-hier était-elle à l'image de notre couple qui chavire ? Peut-être. C'est donc moi qui le quitte. Au fond, je l'ai déjà fait depuis longtemps, je crois.
Et devant moi la liberté".

Charlotte Perriand (1903-1999) est l'une des plus grandes figures de l'architecture du XXe siècle. Femme libre, engagée, avant-gardiste, elle a contribué à inventer notre modernité.

Ce livre est son journal imaginaire.

Virginie Mouzat est journaliste et écrivain.

Iannis Xenakis un père bouleversant
29 €

Depuis plusieurs années, je ressens cette impression étrange et impérieuse qu'il me faut donner vie à ce nouveau livre sur mon père, qui m'occupe de manière souterraine depuis si longtemps. Je ne suis pas musicienne, musicologue ou mathématicienne, d'autres le sont et parlent très bien de son travail sous ces angles-là. J'aimerais, maintenant que je suis mère, tenter de comprendre comment ce petit garçon, puis ce jeune homme s'est construit avec les traumatismes successifs vécus tout au long des premières années de sa vie et qui demeurent omniprésents dans sa musique.
J'aimerais partager ce voyage extraordinaire que j'ai pu vivre, à la fois dans le temps et dans sa pensée, grâce à la lecture de ses manuscrits qui dévoilent comment, en quelques années, il a réussi à contrôler le chaos de ses émotions grâce à l'élaboration d'une musique et d'une architecture nouvelles. J'aimerais enfin apporter ce témoignage personnel, pour que Iannis Xenakis, au-delà de l'homme préoccupé essentiellement par des mathématiques inaccessibles, apparaisse comme l'homme bouleversant que j'ai connu.
Ce livre est sans aucun doute l'écho de celui que j'ai fait avec Louise Bourgeois sur son oeuvre, Louise Bourgeois l'aveugle guidant l'aveugle, en 1998. Autre figure tutélaire de ma vie, grâce à son amitié et à sa confiance, elle m'a permis d'entrer véritablement dans mon propre univers artistique. À travers mon père, c'est aussi mon propre univers que je questionne aujourd'hui.

Impair & passe
9 €

Internationalement reconnu, Bernard Plossu a eu un très grand nombre d'expositions et de rétrospectives, aussi bien en France qu'à l'étranger. Né au Sud-Vietnamen 1945, photographe migrateur, Bernard Plossu parcourt le monde depuis un premier voyage dans le Sahara avec son père en 1958. A partir de 1975, il opte pour le noir et blanc. Adepte du 50 mm, il immortalise l'Ouest américain, la Californie, le Mexique, l'Inde, le Niger...

Il voulait dans sa jeunesse devenir cinéaste, ses photos gardent la trace de ce désir cinéphilique. De 1977 à 1985, il vit au Nouveau-Mexique, USA. Il y rencontre les principaux protagonistes de la Beat generation, dont il se sent très proche. L'oeuvre photographique de Bernard Plossu coïncide avec le développement de la photographie française contemporaine, dont il est l'un des plus importants représentants.

En 1988, une première rétrospective lui est consacrée au Musée National d'Art Moderne- Centre Georges Pompidou, Paris - date à laquelle il a été nommé grand prix national de la photographie.

Auteur prolifique, il est impossible d'évoquer ici tous les travaux et expéditions qu'il a menés. Une soixantaine de livres ont été consacrés à son travail.

Rudy Ricciotti (grand prix national d'architecture), est certainement l'un des architectes les plus importants de notre époque.
Il est également un grand collectionneur d'art contemporain. A ce titre, il écrit régulièrement pour des artistes, que ce soit des textes critiques ou, comme ici, des approches poético-esthétiques. PDG des éditions Al Dante, il y dirige la collection d'architecture '' édifice ''.

A publié, aux éditions Al Dante : HQE, un pamphlet particulièrement virulent qui traite du concept labellisé de '' Haute Qualité Environnementale ''...

L'esthétique du livre
25,50 €

Ce livre est né de la volonté de décliner une piste que nous n'avions pu aborder dans notre précédent ouvrage, Le Livre et ses espaces, qui envisageait le livre dans sa mise en scène spatiale, réelle et métaphorique, que ce soit à travers l'espace du livre - ses dimensions -, l'espace dans le livre - la typologie de la page -, ou l'espace hors du livre la bibliothèque par exemple. Dans L'Esthétique du livre par contre, c'est le livre comme lieu d'expériences sensibles que nous souhaitons traiter. Mais que l'on ne s'y méprenne pas ; c'est plus la question de la perception du livre comme objet, industriel ou non, que ses liens éventuels avec la création artistique qui nous intéresse. Et plutôt que d'en rester à la simple analyse du beau livre avec les deux sous-entendus qui l'accompagnent : le beau livre serait le livre d'artiste ou le livre d'art, et l'esthétique du livre l'affaire exclusive des bibliophiles, nous avons préféré partir des perceptions suscitées par l'objet livre pour creuser ses dimensions esthétiques et les impressions qu'il engendre.

SOMMAIRE
DIVERSES EXPERIENCES ESTHETIQUES DU LIVRE
L'esthétique du livre renaissant ou comment s'est pensée et construite la beauté du livre
L'esthétique du livre ou l'art du temps
Le ''se livrer'' du livre, phénoménologie de son effet et de son principe d'individuation
ECRIVAIN, EDITEUR ET LIVRE D'ARTISTE
Entre éthique et esthétique du livre
Mallarmé et l'esthétique du livre
Jean Bruller-Vercors et la ''Belle Ouvrage''
LIVRE ET LIEU D'EXPOSITION
Les espaces d'exposition imprimés
La mise en livre du texte de théâtre contemporain : une mise en scène des mots
L'écrit et la photographie : mélancolie du livre, autour de l'oeuvre de W G Sebald
LE LIVRE ILLUSTRE DANS L'HISTOIRE
Le Coran, ''Parole divine'' et ''Livre'' : entre esthétique, religieux et politique
Le livre illustré au XVIIIe siècle, l'oeuvre au risque de sa défiguration
Frontispices des ''secrétaires'' anglais du XVIIIe siècle : quels modèles ?

L'homme qui plantait des arbres
8,90 €

En 1953, le magazine américain The Reader's Digest demanda à Giono d'écrire quelques pages pour la rubrique bien connue '' Le personnage le plus extraordinaire que j'aie jamais rencontré ''.
Quelques jours plus tard, le texte, tapé à la machine, était expédié, et la réponse ne se faisait pas attendre : réponse satisfaite et chaleureuse, c'était tout à fait ce qui convenait.
Quelques semaines passèrent, et un beau jour Giono descendit de son bureau. Son visage reflétait la stupéfaction. Il venait de recevoir une deuxième lettre du Reader's Digest, d'un ton bien différent de la première : on l'y traitait d'imposteur... Giono trouvait la situation cocasse, mais ce qui dominait en lui à l'époque, c'est la surprise qu'il puisse exister des gens assez sots pour demander à un écrivain, donc inventeur professionnel, quel était le personnage le plus extraordinaire qu'il ait rencontré, et pour ne pas comprendre que ce personnage était forcément sorti de son imagination...

La beauté
21,01 €

Comment peut-on aborder la notion de beauté aujourd'hui ? Après plus de vingt siècles de réflexions sur un plan esthétique, philosophique ou poétique, elle apparaît toujours aussi mystérieuse et difficile à définir.
Sur la terre ou dans l'univers, partout nous contemplons de belles choses : un paysage, un ciel étoilé, des reflets colorés sur l'eau, de la neige qui tombe, un animal, le visage d'un homme, d'une femme, un regard...

Mais derrière ces apparences, nous sommes amenés à nous interroger : regardons-nous toutes ces merveilles de manière objective ou subjective ? La beauté existe-t-elle par hasard ou provient-elle d'une force divine ? Est-elle supérieure à la nature lorsqu'elle est artistique ? Quelle est son utilité ? Peut-elle faire progresser nos sociétés ? Autant de questions qui, depuis l'Antiquité, ont fait réagir, converser et écrire des philosophes, des écrivains, des poètes, des peintres, des historiens de l'art et des penseurs de toutes les disciplines et nous éclaire sur l'importance de la beauté dans nos existences.

La horde du contrevent
25 €

Une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Un vent féroce en rince la surface. Les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. C'est en Extrême-Aval qu'a été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueule, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont.

La maison des larmes
11 €

Elle avait parcouru les lieux qu'ils avaient connus, la promenade au bord de mer, avec ses palmiers, les restaurants. Elle photographiait les couchers de soleil entre deux arbres, le mercure de l'eau, quand il y avait des nuages, le jardin exotique, les fleurs orangées des strelitzias, le banc où il s'asseyait, pour admirer le paysage marin, et puis elle avait comparé les photos, prises avec lui, les mêmes endroits. Mais là, il n'y avait nulle présence, juste le témoignage d'une absence.

La maison indigène
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La maison indigène
19,50 €

Ce livre est, à sa façon, une visite : non seulement de la maison que fit bâtir, en 1930, l'architecte Léon Claro, grand-père de l'auteur, pour rendre hommage au style néomauresque lors du centenaire de l'Algérie française, mais également de tout un passé - intime, historique, littéraire, politique - auquel l'écrivain avait toujours refusé de s'intéresser. Reconnaissant enfin, dans cette maison indigène, une vraie "boite noire" dont il importe d'extraire la mémoire, Claro apprend qu'elle a été visitée en 1933 par un jeune homme de vingt ans, Albert Camus, lequel en ressortit littéralement ébloui et écrivit alors un de ses tout premiers textes : "La Maison mauresque", véritable acte de naissance littéraire du futur prix Nobel.
Mais la "Villa Claro" - ainsi qu'on l'appelait parfois - a également accueilli un autre créateur : Le Corbusier, que Léon Claro convia à Alger en 1931 et qui, à cette occasion, s'égara dans la Casbah, allant jusqu'à s'aventurer dans une autre maison, "close" celle-là, où l'attendait le secret de son esthétique à venir. Au cours de cette enquête, Claro est amené à croiser d'autres visiteurs, tel le poète Jean Sénac, qui avait pris son père en amitié, mais aussi Visconti, venu à Alger tourner l'adaptation de L'Etranger.
Camus, Sénac, Le Corbusier, et quelques autres, tous fascinés par la Ville Blanche ou pris dans la tourmente de la guerre d'Algérie - et chacun détenant, à sa manière, une dé de la "maison mauresque" : il fallait donc forcer des serrures, pousser des portes. Dont une, inattendue, donnant sur une pièce que l'écrivain croyait vide : celle du père.

La ville soûle
18 €

Quel est le nom de cette ville qui brûle en moi ? Que ce soit lors de ses errances citadines, ses voyages souterrains ou hors la ville, Christophe Grossi aime observer ce qui nous relie ou nous oppose. Au fil des rencontres fugaces ou vivaces, des moments de tension ou d'apaisement, il s'interroge sur notre présence au monde, notre immobilité en mouvement et nos désirs de fuir. Si la ville fascine, elle peut griser aussi.
Et dans nos va-et-vient, comment habiter les lieux traversés, quel que ce soit le mode de transport choisi ? Dans ce récit qui procède par fragments, où les voix convergent et se complètent, une galerie de portraits se construit. Une nouvelle carte apparaît, faite d'itinéraires réels ou imaginaires, le long desquels les absents hantent les vivants. Et chaque trajectoire prend la forme d'un possible soubresaut.
La ville soûle n'est pas un récit de voyage au sens propre : c'est une métamorphose.

La zone du dehors
18 €

2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s'opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu'on forme, tout simplement. Au coeur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution - et même au delà, jusqu'à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver.
Premier roman de l'auteur de La Horde du Contrevent, la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007).

Le Bûcher des vanités
9,90 €

Sherman McCoy est un maître de l'univers ! Du moins, c'est comme cela qu'il aime à s'imaginer. Un travail lucratif à Wall Street, un luxueux appartement à Manhattan, une épouse décoratrice, une petite fille adorable et aussi une superbe maîtresse. Voilà un homme comblé. Pourtant, tout cela va s'arrêter brutalement le jour où ce riche New-yorkais renverse accidentellement un jeune noir dans le Bronx. A partir de cette intrigue très simple, Tom Wolfe brosse un portrait décapant de New York et de l'Amérique. Personne n'est épargné ! Du leader noir sans scrupule en passant par le procureur ambitieux et le petit dealer de crack, toutes les couches de la société sont passées au scanner et le moins que l'on puisse dire c'est que ça déménage.
Un portrait sans concession des États-Unis mais surtout un formidable roman à lire avec délectation.

Le champ
21,01 €

Le champ. Comment caractériser une vie entière ? Les voix qui s'élèvent ici sont celles des habitants du cimetière, qu'on nomme "le champ" dans la petite ville de Paulstadt. A la concision des épitaphes, l'écrivain substitue les mots des défunts. Par un souvenir, une sensation fugace, une anecdote poignante, chacun de ces narrateurs évoque ce que fut son existence. Au fil de la lecture émerge le portrait d'une bourgade comme tant d'autres, marquée par le retour de la prospérité au mitan du siècle dernier.
La vie tourne autour des figures locales : le maire, la fleuriste, le facteur, le curé dévoré par les flammes dans l'incendie de l'église, le marchand de légumes... Les voix se font écho, s'entrelacent, se contredisent parfois, formant le tableau d'une communauté riche d'individus et de sensibilités différentes. Subtil interprète de l'âme humaine, Robert Seethaler se penche sur leur intimité : les amours naissantes, les amours heureuses, ou moins harmonieuses - quand les fantasmagories de la femme signent pour son époux échec, malheur et drame.
Le plus saisissant dans ce texte est l'émotion qui sourd de chaque histoire : non celle de savoir le protagoniste disparu, mais l'empathie que parvient à susciter l'auteur pour ces êtres si vivants, leurs espoirs, leurs doutes, leurs ambitions, leur solitude. Le Champ est un livre sur la vie, que Seethaler réussit à dire avec autant de simplicité que de profondeur.

Le grand B.A.L
21,80 €

La nouvelle a fuité via tsunamail : au grand dam d'Adidou-Koréa (le laboratoire international qui a avalé à peu près tous les autres), la musaraigne étrusque Zéphirine, le plus petit mammifère au monde, serait passée entre les mailles du filet du grand B.A.L. Ce consortium international (banques-assurances-laboratoires) a pris le contrôle de la planète après la Guerre des Nuages - parfois qualifiée de Quatrième Guerre mondiale, laquelle a succédé au conflit du Ramadan Furieux - et s'emploie à substituer aux espèces existantes (animales, végétales) d'obéissants artefacts de son cru, entièrement dépendants de la gouvernante financière qui a définitivement détrôné des instances politiques révolues.
Le charismatique mais hypocondriaque Robert-dit-d'Yeu, directeur, à Massilia, du JDL (le Journal du Lundi) dépêche aussitôt, pour mener l'enquête, ses envoyés les plus spéciaux, soit : Llibida Pinto, artiste immodérément polyvalente et Gaby, le handicapé-volant/voyant, assisté de sa compagne Géolie, gréviste assermentée. Au trio, se joignent bientôt le fils adoptif de Dyeu, Djizeuss, DJ et fervent spachepo (sans papiers, sans chéquier, sans portable), épaulé par Devill-Cross, richissime star du football devenu allergique aux médias et au ballon rond divinisé.
C'est alors que la terre se met à trembler...

Avec ce roman aussi inventif que libérateur, le lecteur se voit emporté dans une vertigineuse chorégraphie pour les temps à venir sous la plume chatoyante et jubilatoire d'un incomparable "jardinier" de notre présent.

Le Palais de verre
8,95 €

Tchécoslovaquie, années 1920. Le pays se relève à peine de la guerre : il s'agit d'oublier. De reconstruire.
En faisant ériger, sur leurs terres, le Palais de verre, le jeune couple Landauer participe de cette utopie radieuse : la maison, tout en lignes pures et matière transparente, abritera leur amour. Un espoir des temps nouveaux.
Hélas, une ombre plane sur l'Europe. Le couple s'use, l'idéal s'abîme et le monde devient fou. Ne restent bientôt plus que des éclats de rêve...

'' Le Palais de verre pointe la décadence d'une époque, revenant sur la folie d'un siècle, il évoque la fragilité des hommes, soulignant la solidité de leurs rêves. '' Françoise Dargent - Le Figaro littéraire

Un chef-d'oeuvre élu meilleur livre de l'année par The Observer et The Financial Times, finaliste du Booker Prize.

Le temps des bohèmes
29 €

Ils venaient de tous les pays. Ils étaient peintres, poètes, sculpteurs, musiciens. Fauves, cubistes, surréalistes, fêtards, amoureux - libres. Pendant trois décennies, ils menèrent le bal des plumes et des pinceaux. Ils y convièrent des brocanteurs devenus marchands, des couturiers-mécènes, une poignée de milliardaires, des filles de rues peintes comme des princesses. Leurs vies sont flamboyantes comme leurs oeuvres.
Et leurs oeuvres, belles comme la vie. Ils demeurent à jamais les personnages de leurs propres légendes.

Deuxième saison : Libertad ! Une fresque dont les héros s'appellent Malraux, Saint-Exupéry, Dos Passos, Prévert, Hemingway, Orwell, Dali. Un kaléidoscope d'enthousiasmes et d'illusions tendu entre la montée du fascisme et la guerre d'Espagne. Ce sont des temps déraisonnable : là, Aragon vend son âme à Staline ; ici, Gide pontifie aux obsèques de Gorki ; ailleurs, Gala passe des bras d'Eluard à ceux de Dali tandis que Picasso peint et que Robert Capa photographie tout ce qui bouge - ou meurt.
Nous sommes entre Paris, Madrid, Berlin et Moscou, dans une époque qui hésite avec désinvolture entre l'espoir et le chaos.

Troisième saison : Minuit. De la débâcle de 1940 à la Libération, voici l'épopée des écrivains, des artistes et des intellectuels sous l'Occupation.Char, Paulhan, Vercors, Sartre et Beauvoir, Camus, Picasso, Cocteau, Aragon et Elsa, Matisse, Prévert, Desnos, Saint-Exupéry, Prévost, Drieu La Rochelle, Beckett, Marc Bloch, Mauriac et tant d'autres : le grand bal de la France qui écrit, peint, dessine, filme, joue, publie, collabore, résiste, s'accommode.

Tel un metteur en scène, Dan Franck nous entraîne dans sa ronde : de Paris à Marseille dans la débandade de l'exode, de Marseille à New York dans les bateaux de l'espoir, de Paris à Berlin dans les trains de la honte, des gares de la déportation aux camps de la nuit et du brouillard, on partage avec admiration, stupeur ou incrédulité les destins croisés de cette génération dont la tragédie de l'Histoire a transformé la vie en roman.

Les contes modernes, Arno et le Natur' Toudou !
4,50 €

Les contes modernes de Jacques 2 Chabannes, collection Kollectiv' mode, tirage limité de 100 exemplaires.
n°95/100

Les contes modernes, Les ânes humaines. La voie à suivre...
7,50 €

Les contes modernes de Jaques 2 Chabannes, collection Kollectiv'mode tirage limité de 100 exemplaires.
tirage n°87/100

Les contes modernes, Porter le chapeau ! Tirer la couverture à soi...
7,50 €

Les contes modernes de Jaques 2 Chabannes, collection Kollectiv'mode tirage limité de 100 exemplaires.
tirage n°93/100

Les Pierres sauvages
45,90 €

Ce roman, écrit par l'architecte Fernand Pouillon, se présente comme le journal du maître d'oeuvre qui, au XIIe siècle, édifia en Provence l'abbaye du Thoronet, exemple d'architecture cistercienne. Jour après jour, nous voyons ce moine constructeur aux prises avec la faiblesse des hommes et l'inertie des choses, harcelé par les éléments contraires, et, plus encore, par ses propres contradictions. La vie d'un chantier médiéval, les problèmes techniques, financiers ou doctrinaux que posait sa bonne marche, les solutions d'une étonnante modernité qui leur turent données apparaissent ici bien peu conformes à ce Moyen-Âge de convention dont l'image encombre souvent nos mémoires.

Cependant, cette vivante chronique de la naissance d'un chef-d'oeuvre, appuyée à la fois sur des recherches historiques originales et sur une longue expérience du métier de bâtisseur, est aussi une réflexion passionnée sur les rapports du beau et du nécessaire, de l'ordre humain et de l'ordre naturel. Et elle est encore une méditation lyrique sur l'Ordre en lequel tous les ordres ont leur place, et sur cet art qui rassemble tous les autres : l'architecture. Mais elle est, d'abord, un acte de foi.

Fernand Pouillon. Né en 1912, d'origine à la fois flamande et méditerranéenne, il construit son premier immeuble en 1934 à Aix-en-Provence. Diplômé en 1941, il fut l'élève d'Eugène Beaudouin et l'assistant d'Auguste Perret. Au cours de plus de cinquante ans de vie professionnelle, il a conçu et exécuté plus de 2 000 000 de mètres carrés de constructions diverses, tant en France, en Algérie, qu'en Iran.
En 1960, il connaît une grave épreuve, au cours de laquelle il écrit Les Pierres Sauvages et Mémoires d'un architecte. Les difficultés qu'il rencontre alors l'engagent à retrouver l'Algérie en 1964 où il connaît vingt ans d'activité professionnelle intense. Après son retour en France, il a été fait officier de la Légion d'honneur en 1984 et a commencé une nouvelle carrière d'architecte. Fernand Pouillon est décédé le 24 juillet 1986.



Les Pierres sauvages
23,30 €

Ce roman écrit par l'architecte Fernand Pouillon se présente comme le journal du maître d'oeuvre qui, au douzième siècle, édifia en Provence l'abbaye du Thoronet, exemple d'architecture cistercienne. Jour après jour, nous voyons ce moine constructeur aux prises avec la faiblesse des hommes et l'inertie des choses, harcelé par les éléments contraires et, plus encore, par ses propres contradictions. La vie d'un chantier médiéval, les problèmes techniques, financiers ou doctrinaux que posait sa bonne marche, les solutions d'une étonnante modernité qui leur furent données apparaissent ici bien peu conformes à ce Moyen Age de convention dont l'image encombre souvent nos mémoires.
Cependant, cette vivante chronique de la naissance d'un chef-d'oeuvre, appuyée à la fois sur des recherches historiques originales et sur une longue expérience du métier de bâtisseur, est aussi une réflexion passionnée sur les rapports du beau et du nécessaire, de l'ordre humain et de l'ordre naturel. Et elle est encore une méditation lyrique sur l'Ordre en lequel tous les ordres ont leur place, et sur cet art qui rassemble tous les autres : l'architecture.
Mais elle est, d'abord, un acte de foi.